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Désengorgement des prisons en RDC: ACAJ déplore le fait que certains noms de détenus aient été déjà mentionnés

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Dans son communiqué de ce mercredi 06 mai en rapport avec le désengorgement des prisons suite à la pandémie du coronavirus, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) déplore le fait que certains noms de détenus aient été déjà mentionnés.

Elle interpelle interpelle le gouvernement congolais sur des tentatives d’immixtion de certains membres du Gouvernement dans les affaires relevant de la compétence des magistrats.

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Pour ce, elle a demandé aux responsables judiciaires de créer une commission pour examiner tous les cas des condamnés et détenus à recommander soit à la grâce présidentielle, soit à la libération conditionnelle, soit à la liberté provisoire tout en tenant compte de la gravité des faits et leurs peines.

Cette commission selon le communiqué de l’ACAJ devra respecter le principe de l’égalité des chances des détenus afin de prévenir toute discrimination, et ce en application des articles 12 et 13 de la Constitution.

“Les cas concernant les condamnés ou détenus pour des faits de meurtre, assassinat, corruption, détournement des deniers publics, blanchiment des capitaux, violences sexuelles, crimes contre l’humanité, crime de guerre, crime de génocide devront être traités avec une extrême précaution pour éviter de choquer ou révolter l’opinion publique”, précise l’ACAJ dans ce communiqué.

Il sied de rappeler qu’au cours de la 29e réunion du conseil des ministres tenu le lundi dernier par vidéoconférence, le gouvernement congolais avait examiné la possibilité de désengorger des prisons pour prévenir la propagation de Covid-19. Parmi ces prisonniers à libérer figurent notamment Vital Kamerhe, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Samih Jammal, etc. Tous détenus dans le cadre des enquêtes sur le programme d’urgence du Chef de l’Etat.

Thierry Mfundu

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