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Selon JED, les promesses de Félix Tshisekedi de faire des médias un véritable quatrième pouvoir restent lettre morte

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L’année journalistique 2019-2020 s’est achevée dimanche 03 mai. Occasion pour les chevaliers de la plume de célébrer la liberté de la presse mais aussi d’évaluer l’état de cette liberté en RDC.

Dans un rapport publié à cette même occasion, l’ONG Journaliste En Danger (JED) a renseigné le maintien « à un niveau alarmant » des atteintes à la liberté de la presse en République Démocratique du Congo.

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JED dit avoir noté des arrestations, agressions, menaces, médias suspendus, pillés ou saccagés au cours de cet exercice 2019-2020, synthétisés par le nombre d’au moins 83 arrestations des professionnels des médias.

 » Depuis le début de l’année 2020, et après une légère accalmie qui avait suivi l’investiture du nouveau chef de l’Etat, JED a constaté depuis quelques mois, une accélération du rythme des attaques contre les journalistes et les médias. En l’espace de 12 mois, soit depuis la célébration de la dernière Journée mondiale de la liberté de la presse, le 03 mai 2019, jusqu’au 03 mai 2020, au moins 83 cas d’atteintes à la liberté de la presse ont été documentés à Kinshasa et dans les différentes provinces de la RDC « , indique le rapport.

Dans l’ensemble, l’immixtion des politiques dans l’exercice du travail de journaliste demeure avec des arrestations commandées.

Par conséquent, JED constate que les promesses du président Félix Tshisekedi de faire des médias un véritable quatrième pouvoir demeurent lettres mortes.

Cette année, Reporters Sans Frontières (RSF), a classé la RDC à la 150ème place des pays qui respectent la liberté de la presse, sur 180 pays du monde. Ainsi, la RDC est considérée comme pays à risque pour le journalisme, où l’environnement global dans lequel évoluent les professionnels des médias demeure extrêmement hostile.

Journaliste En Danger fait observer que tant que des actes concrets, notamment, l’adoption d’un nouveau cadre légal pour remplacer la loi de 1996, qui criminalise les délits de presse ; la lutte contre l’impunité dont jouissent les auteurs des violences contre les journalistes et autres réalités, la RDC restera dans la zone rouge des pays classés à risque pour les journalistes et les médias indépendants.

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