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Situation sécuritaire et humanitaire en Ituri : le député Uma Furaha Daniel décrit un tableau sombre des événements et interpelle, dans une lettre, le président Félix Tshisekedi.

Dans une lettre adressée lundi 27 avril 2020 au président de la République. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont une copie est parvenue à POLITICO.CD, le député national Uman Furaha Daniel, élu du territoire de Mahagi, décrit un tableau sombre des événements malheureux vécus au quotidien dans la province de l’Ituri, précisément à Djugu et Mahagi, deux proches territoires sous l’emprise des phénomènes rebelles identifiés aux groupes de la milice CODECO. (Coopérative pour le développement du Congo).

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« Chaque jour, la population civile de l’Ituri subit de manière inexorable l’effroi d’une comptabilité galopante et insupportable de morts, de blessés, de villages volontairement incendiés et vidés de leurs habitants. Les FARDC et la PNC paient aussi un lourd tribut de cette violence ignoble qui déferle sur la
Province de l’Ituri », déplore-t-il.

« les éléments des FARDC, appuyés par ceux de la PNC se battent sans relâche sur plusieurs fronts. Visiblement, on peut constater de manière factuelle une inefficacité en termes d’intervention rapide et décisive sur les fronts importants. Et cette absence de diligence serait due au manque des moyens suffisants et au commandement défectueux sur terrain. Aujourd’hui, la population est tentée de croire à la complicité des forces armées engagées et au laxisme coupable des institutions politiques », stigmatise-t-il dans sa lettre.

Et de poursuivre:

« Dans certaines contrées des territoires les plus touchés, la
population se sent déjà abandonnée par l’État et envisage de recourir à des mécanismes d’autodéfense qui, autrefois décriés, ne feront qu’aggraver la misère des vulnérables citoyens paysans. Dans les milieux urbains comme à Bunia, on voit émerger des attitudes de révolte à l’autorité publique, la Société Civile de l’Ituri ayant même appelé la population à l’incivisme fiscal qui priverait l’État des moyens dont l’armée a besoin », insiste le député Uma Furaha Daniel.

Ainsi, face à ce qu’il qualifie de « tableau sombre » pauvrement décrit, l’élu de l’Ituri interpelle, sous un certain nombre de recommandations, le président Tshisekedi afin qu’il stoppe ces phénomènes qui mettent en péril le développement de la province de l’Ituri :

  1. En tant que Commandant duprême des Forces armées, de prendre urgemment des mesures pouvant réorganiser profondément le commandement de la Région militaire et le Secteur dans ses aspects de commandement, des opérations, du renseignement, de logistique et de dotation en hommes propices aux missions d’éradication de la milice CODECO et de tout autre groupe armé actif, à l’achèvement de la pacification et de la restauration de l’autorité publique. Cela devrait comporter inexorablement un octroi conséquent de moyens matériels et humains, tout en redressant le circuit d’acheminement et de contrôle des dits moyens.
  2. Accorder immédiatement une attention particulière sur les familles meurtries (abandonnées en brousse ou déplacées) par la violence aveugle des milices susmentionnées : les unes sont dans des camps avec une prise en charge précaire par les Agences du système des Nations Unies et les ONGs Internationales; les autres, sans aucune assistance, sont dans des familles d’accueil ou en errance désespérante.
  3. Sensibiliser les autorités provinciales et le Caucus des élus de cette province à l’urgence de la cause, avant toute autre considération. Paix durable et Autorité de l’État ne sont pas négociables.
  4. Donner priorité à la réforme de la justice et de l’administration territoriale afin d’accompagner les efforts militaires par un encadrement civil pour le retour des déplacés dans leurs milieux d’origine et assurer la réparation équitable de tout grief pour apaiser les rancœurs dans le futur.

Depuis plus d’un mois, la situation sécuritaire et humanitaire de la province de l’Ituri inquiète plusieurs Congolais.

La société civile locale, qui a appelé à l’incivisme fiscal suite à la résurgence de l’insécurité et a demandé, dimanche 26 avril 2020 à Félix Tshisekedi de décréter l’état de siège en Ituri, dresse un bilan de près d’une centaine de. morts et de plusieurs maisons incendiées par la milice CODECO.

Serge Sindani | POLITICO.CD

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