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Jeannine Mabunda : « Les propos des individus ne doivent pas occulter la volonté d’être en équipe au niveau institutionnel »

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La présidente de la chambre basse Jeannine Mabunda a exprimé ses points de vues sur les tentions au sein du FCC au cours d’une interview accordée ce 26 novembre à la Radio français internationale.

Questionnée sur les propos du président Félix Tshisekedi qui lors de son séjour en France a déclaré que le FCC et CACH étaient jadis des « belligérants » qui ne sauront se faire des bisous sur la bouche tout de suite, Jeannine Mabunda s’est plutôt référé « à ce qu’il a (Tshisekedi) dit à Berlin où il a valorisé la coalition et la nécessité de vivre ensemble ».

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Pour elle, les propos d’Emmanuel Ramazany Shadary adressé aux jeunes du PPRD :  » Si on nous attaque, nous allons réciproquer », sont justifiés par ceux « tout aussi extrêmes » de Jean-Marc Kabund prononcés précédemment.

Qu’à cela ne tienne, Jeannine Mabunda considère que « les propos des individus ne doivent pas occulter la volonté d’être ensemble, en équipe, au niveau institutionnel. Oui, le premier vice-président (de l’Assemblée national) Jean-Marc Kabund a tenu certains propos, ça l’engage. Mais, a-t-elle poursuivi, je n’ai pas l’impression d’avoir entendu ces mêmes propos être relayés par le président Tshisekedi sur la coalition« .

Du début à la fin de son intervention, Jeannine Mabunda a tenté de calmer le jeu en s’alignant du côté de la paix, de l’unité au sein de la coalition FCC-CACH. La présidente de la chambre basse a recommandé aux uns et aux autres d’essayer de dédramatiser la  » crise » :

« Essayons plutôt de construire. C’est quand-même assez inédit finalement : l’Afrique des grands lacs est une Afrique des hommes forts, avec un système monophylétique. Le président en fonction a généralement la majorité à l’Assemblée nationale. Généralement, les transitions au pouvoir se font par la guerre. Le mauvais élève, la RDC qui en 2016 était sujet à tous les soupçons a montré dans la région des grands lacs qu’il pouvait respecter sa constitution, que contrairement à l’Angola, un président d’une sensibilité politique x, Joseph Kabila, a transmis le pouvoir à un président de l’opposition, Félix Tshisekedi ».

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