Il y a passé la nuit. Moïse Katumbi est arrivé lundi dans la soirée à Butembo, ville située à une cinquantaine de kilomètres de Beni, où il avait d’ailleurs connu un triomphe. L’entrée à Butembo sera victorieuse. L’ancien gouverneur est accueilli par une colonne humaine tout le long de la route.

Il passera la fin de la journée à sillonner la ville en véritable parton. D’abord une visite de soutien aux équipes de la lutte contre la maladie à virus Ebola, s’engageant à contribuer pour que cette maladie à virus soit vaincue. Il s’est ensuite entretenu avec des leaders locaux, avant de rejoindre une résidence privée où il passera la nuit.

Mardi matin, c’est l’ébullition. Au centre de la ville, noir de monde, Moïse Katumbi fait irruption, sous les acclamations. Il n’y aura pas de pluie comme à Beni la veille, mais une pluie de ses partisans. Ils chantent, l’acclament et le plébiscitent.

La sentinelle de la population

Prenant le micro, Katumbi s’adresse certes à une population déjà conquise. Comme à Goma et à Beni, il dénonce l’insécurité et les mauvaises conditions dans lesquelles vivent les militaires congolais. “Sans sécurité on aura du mal à développer notre pays“, rappelle-t-il, appelant cependant à l’union des efforts pour éradiquer l’insécurité qui sévit dans cette partie du pays.

“Je serais votre sentinelle”, telle est la promesse donnée à Beni, également réitérée à Butembo. Moïse Katumbi promet de défendre les droits des habitants auprès des autorités, notamment dans le secteur de l’eau et de l’électricité.

Loin de promesses, dans une ambiance de fusion, Katumbi a conquis Butembo, démontrant au passe sa force politique, qui le positionne plus que jamais à la tête de l’opposition congolaise. Le leader de la coalition Ensemble, qui a promis de créer bientôt son propre parti, est attendu mercredi à Bukavu, où la fièvre monte déjà.

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