Le suspens a duré depuis ce matin à l’ouverture de la plénière de l’assemblée provinciale du Kongo central qui devait statuer sur la mise à la disposition ou non du Gouverneur suspendu Atou Matubuana et son adjoint Justin Luemba sur réquisition du procureur Général près de la cour de cassation.

À l’issue d’un débat houleux et d’une forte pression des manifestants à l’extérieur de l’assemblée entre les pro et anti Matubuana que le président de l’Assemblée provinciale a lancé le vote avec une seule question: “Êtes vous pour ou contre la réquisition du procureur Général près de la cour de cassation à ouvrir une enquête sur le Gouverneur Atou Matubuana et son adjoint Justin Luemba ?

À l’issue de ce scrutin, 21 deputés provinciaux sur 19 ont rejeté l’autorisation de livrer le gouverneur suspendu à la justice.

Déjà hier lundi 23 septembre, à l’ouverture de la session extraordinaire de septembre 2019, Anatole Matusila dans son discours avait circonscrit les contextes de la convocation de cette deuxième Session extraordinaire au cours des vacances parlementaires en cours de la manière suivante: ”il convient de noter que l’autorisation de poursuites sollicitée par le Procureur Général près la Cour de Cassation ne doit pas être entendue comme une accusation du Gouverneur Atou Matubuana par notre Assemblée provinciale, dès lors que le Procureur Général semble s’être lui-même déjà fait une conviction, en affirmant dans son réquisitoire que le Gouverneur Atou Matubuana est le commanditaire des faits incriminés sous la qualification légale d’outrage public aux bonnes mœurs. Il s’agit plutôt d’une démarche se conformant à l’article 151 de la Constitution qui réaffirme le principe de la séparation des pouvoirs, en précisant que le pouvoir législatif ne peut ni statuer sur des différends juridictionnels, ni modifier une décision de justice, ni s’opposer à son exécution. Cela suppose que la partie mise en cause jouit de la présomption d’innocence, tout en lui donnant l’occasion d’aller présenter devant l’autorité judiciaire compétente ses moyens de défense, comme le souligne le réquisitoire du Procureur Général près la Cour de Cassation.”

Le président de l’Assemblée provinciale du Kongo central avait appelé ses collègues députés provinciaux à la prise de conscience du fait que l’incident Mimigate salit la réputation du peuple Kongo et provoque des agitations et des tentatives de récupération politicienne avec des manœuvres visant à opposer les populations et leur a demandé de placer l’intérêt supérieur de la province au dessus des intérêts privés et à examiner le réquisitoire du procureur général avec objectivité au cours de la prochaine plénière.

Finalement la grande revanche du FCC qui a dépêché une forte délégation conduite par Constant Mutamba sur place n’a pas eu lieu.

Les caïmans dépêchés sur place n’ont eu qu’à constater la singularité de cette province qui une fois de plus vient de donner une nouvelle gifle au FCC après la débâcle de Deo Nkusu face à Jean Jacques Mbadu et la récente confrontation Atou Matubuana-Simon Floribert Mbatshi Mbatshia.

Il appartient donc au Procureur Général près la cour de cassation de determiner la suite da la procedure judiciaire quant à ce.

Thierry Mfundu

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