Détenu à la prison centrale de Makala et bénéficiaire d’une grâce présidentielle au mois de janvier 2019, le député provincial élu de Limete, Gérard Mulumba dit Gecoco a décidé de porter plainte contre Kalev Mutond, ancien administrateur de l’Agence nationale des renseignements (ANR) rapporte Me David Tshimanga, avocat de Gecoco.

Plusieurs faits infractionnels, dont des tortures, punis par des textes internationaux et nationaux mais aussi, l’arrestation arbitraire et la détention illégale sont mis à la charge de Kalev Mutond.

Mon client avait été détenu illégalement et arbitrairement dans les geôles de l’ANR pendant plus de 3 mois pour des faits non infractionnels“, rappelle Me David Tshimanga, avocat de Gecoco sur Top Congo FM.

L’avocat explique que suite aux tortures subies dans les geôles de l’ANR puis à la prison centrale de Makala, son client “a souffert des reins. “Il était obligé de subir des opérations et qu’on lui place des sondes sans anesthésie. La situation s’est empirée jusqu’à ce qu’il soit évacué d’urgence à la Clinique Ngaliema” a-t-il fait savoir.

Pour ce, Me Tshimanga veut comprendre “pourquoi est-ce qu’il avait fait subir à des pauvres Congolais, qui avaient droit à la présomption d’innocence, un tel traitement” d’autant plus que son client Gérard Mulumba “a été arrêté pour une conversation privée via WhatsApp” et condamné à 18 mois de prison en mars 2018 pour pour outrage au chef de l’État.

Une condamnation qu’il a toujours dénoncé comme un acharnement politique contre son client qui a quitté le PPRD, parti présidentiel pour adhérer au MLC de JP Bemba puis à l’UDPS/Tshisekedi.

“Il est donc temps que monsieur Kalev, numéro 1 de cette Agence nationale des renseignements, contre qui la plainte a été dirigée, prépare ses moyens de défense et réponde devant la justice“, affirme Me David Tshimanga.

S’agissant de la motivation de sa plainte, l’avocat de Gecoco Mulumba dit s’appuyet sur la déclaration du Président de la République Félix Tshisekedi qui dans le cadre de l’État de droit, a demandé à “quiconque se sentirait victime du comportement de qui que ce soit est dans le droit de saisir les instances judiciaires“, conclut-il.

Thierry Mfundu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *