Les jeunes de Hauts et Moyens plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga sont appelés à se désolidariser des groupes armés étrangers et locaux qui déstabilisent les paisibles citoyens, depuis aujourd’hui plusieurs mois. Nous voulons que toutes les communautés de ces coins puissent vivre ensemble dans la paix et l’h armonie ; appel du Rapporteur de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu, élu du territoire de Fizi.

Les leaders des territoires de Fizi, Uvira et Mwenga sont quant eux invités à vivre ensemble comme frère et sœur et véhiculés un message de paix, et non de haine, ni de discrimination.

« Nous leaders de Fizi, Uvira, et Mwenga devons vivre ensemble et donner un message de paix à tous les Babembe ; Bafuliru, Banyindu ; Bavira ; Banyamulege ; etc, parce que nous sommes frères et sœurs » ; fait savoir cet élu du territoire de Fizi.

S’entre-tuer n’est pas une solution durable aux problèmes de cette partie de la province du Sud-Kivu. En cas d’indifférence, Bumbu invite toutes les communautés sur une même table pour dialoguer et trouver un terrain d’attente, sans violence et non avec les armes. Nous voulons tous la paix dans notre région, raison pour laquelle, nous devons promouvoir le dialogue ; poursuit-il.

Pour espérer au développement et à une paix durable, les jeunes doivent abandonner les armes et ne pas collaborer avec les forces négatives. Il les encourage plutôt à se focaliser aux études.

« Personne ne peut pas défendre sa communauté avec les armes. Le gouvernement a l’obligation de défendre toute les communautés à travers les FARDC et sa Police. Pour la jeunesse, venez étudier car c’est vous le Congo de demain. Et pour que nos sociétés puissent aller de l’avant, le chemin de l’école reste la seule solution » ; martèle Bumbu et qui conclut en disant que « le Congo de demain, ce n’est pas l’arme ».

Depuis plusieurs mois, la situation sécuritaire dans cette partie de la province du Sud-Kivu s’est détériorée.

Dans ces coins, on enregistre plusieurs cas d’assassinats ciblés, les enlèvements, vols des bétails,  vols à mains armées, coupeurs de routes, violences sexuelles, les incendies des villages,… Suite à tous ces abus et avec les affrontements entre les groupes armés locaux et étrangers pointés du doigt, on observe de déplacement massif forcé de la population civile.

Thierry M. RUKATA/Politico.cd

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