Le CLC est revenu à la charge comme pour tenir sa promesse faite aux juges de la Cour constitutionnelle le 30 juillet de l’an en cours.

Dans leur communiqué du 19 septembre 2019, les laïcs catholiques disent attendre jusqu’au 30 septembre courant pour voir “la démission de tous les juges de la Cour constitutionnelle, afin de permettre à cette haute institution de vivre sa renaissance avec une nouvelle équipe de juges compétents, dignes et intègres“.

Une exigence déjà faite par le CLC le 30 juillet dans une note adressée au président de la Cour constitutionnelle Benoît Lwamba à qui il a été demandé de “présenter votre démission à la fois comme président et comme membre de la Cour constitutionnelle. Il invite également tous les autres juges Constitutionnels au même comportement patriotique“.

Cette fois-ci, si la démission volontaire des juges n’intervient pas dans ce délai, “le CLC annonce d’ores et déjà, au nom du peuple congolais, le démarrage à partir du 1er octobre, d’une grande croisade nationale contre la corruption, l’impunité et l’impuissance de la justice et des forces de l’ordre”.

Le CLC reproche à la Cour constitutionnelle d’avoir marché sur la constitution en procédant aux invalidations, révalidations massives des députés nationaux, sur fond de ” corruption et de déni de justice, minant ainsi les fondements même de l’État de droit”.

À ce jour, une trentaine de députés nationaux validés puis invalidés continuent à se présenter aux séances plénières de l’Assemblée nationale, disant ne pas reconnaître “les arrêts arbitraires” rendus par la chambre spéciale de la Cour constitutionnelle qui ne devait siéger que pour réparer les erreurs matérielles survenues lors du traitement des contentieux électoraux, mais s’est arrogé le pouvoir en allant au-delà de sa compétence pour toucher au fond des requêtes en sa possession.