Autrefois persona non grata en RDC, Ida Sawyer, Directrice de Human Right Watch a été reçu par le président de la République Félix Tshisekedi au palais de la nation en présence de Danny Banza, l’ambassadeur itinérant du chef de l’Etat.

Leurs echanges ont tourné essentiellement sur les questions de droit de l’homme en RDC mais aussi sur la situation à l’Est du pays où plusieurs groupes armés continuent à opérer en violation permanente de droit de l’homme.

Au sortir de l’audience lui accordée par le chef de l’État congolais, Ida Sawyer s’est dite satisfaite et a promu de travailler de concert avec le chef de l’État pour lutter contre les violations de droit de l’homme en RDC.
Elle s’est dit encouragée par l’engagement du Chef de l’État a apporté des changements réels.

“Très bonne discussion avec S.E. le Président Tshisekedi à Kinshasa sur les progrès réalisés et le travail à faire pour améliorer le respect des droits humains et la lutte contre l’impunité en RD Congo. Je suis encouragée par son engagement à faire des changements réels,” a-t-elle tweeté.

Basée en République démocratique du Congo depuis 2008, les relations de Ida Sawyer avec Kinshasa ont souvent été tumultueuses.

Elle a mené des recherches principalement dans l’Est du pays sur les violations de droit de l’homme.

L’activiste et chercheuse de Human Right Watch a publié plusieurs rapports mettant en cause les forces de l’ordre dans la répression d’opposants ou dans des violations des droits de l’homme, s’attirant ainsi les foudres des autorités congolaises sous le régime Kabila.

En Août 2016, les autorités congolaises avaient refusé de renouveler le visa de la chercheuse.

L’organisation américaine, HRW dont elle fait partie, dénonce régulièrement des cas de violation des droits de l’homme en RDC.

Elle a contribué à l’arrestation du général Bosco Ntaganda, jugé actuellement à la Cour pénale internationale.

Thierry Mfundu