Le processus des 9 agents et cadres révoqués de l’OGEFREM pour détournement des deniers publics, faux et usage en cours de nous révéler des vérités cachées.

L’audience est enfin prévue pour ce 13 septembre 2019 mettant ainsi une sourdine à toutes autres démarches au nom de l’indépendance des organes de l’Etat où la justice, dans son volet de lutte contre l’immunité, a une part prépondérante dans le programme du Chef de l’Etat qui veut mettre fin à toutes sortes d’antivaleurs.

Pour rappel, l’actuelle Direction Générale, après avoir lancé, à son arrivée, une Commission de clôture caisses et banques et un audit interne lancés des raisons financières évidentes, certains agents relevant du circuit financier ont été regulierement interpellés devant une Commission de discipline pour justifier les malversations leur imputées. A l’issue de cette Commission, plusieurs sanctions ont été prononcées et 9 d’entre ces agents ont licenciés sans préavis et ce, après avis favorable du Conseil d’Administration et entérinement de la Tutelle. En exécution des décisions de la Tutelle, la Direction Générale de l’OGEFREM à pris le soin de verser aux concernés leurs décomptes. Pour des raisons inconnues, une bataille menée en coulisse par le PCA été déclenchée autour de ce dossier.

Après plusieurs tensions et polémiques, la Primature à, par sa lettre du 19 avril 2019, tranché en constatant en dernier lieu le caractère gravissime des faits reprochés à ces agents mais aussi la régularité de la procédure disciplinaire qui a abouti auxdits révocations.
Par voie de conséquence, la Primature exhortera aux personnes qui estimaient lésées pas cette décision de se référer aux cours et tribunaux pour le besoin de la cause. Conscients du forfait, ces agents éviteront à tout prix ce Conseil de recourir à la Justice comptant seulement sur une injonction politique en leur faveur; chose qu’ils obtiendront malicieusement au mois d’août dernier tout en oubliant que la vérité est têtue et que les agents de l’OGEFREM,dont la conscience est largement au-delà de la moyenne, savent bien remettre la pendule à l’heure.

C’est ainsi que par un débrayage du 20 août 2019, la Tutelle va convoquer en urgence une tripartite pour obtenir plus amples éclaircissements notamment sur des soubassements flagrants mais volontairement cachés par les agents révoqués. De cette tripartite, une note de confirmation d’entretien relèvera l’embarras des autorités qui ont été induites en erreur pour se prononcer en faveur d’une rehabilitation qui n’en valait pas la peine au regard de la gravité des faits et du respect de la procédure.

Au delà de l’inexistence dun proces verbal qui autorise la reintegration systematique de ces agents tel que témoigné par un des Administrateurs qui a pris part à cette Tripartite, en l’occurrence Mr Kwete qui est actuellement ministre dans le Gouvernement Sylvestre Ilunga.

Le 13 septembre 2019 pourrait encore marquer une autre étape décisive dans ce dossier car c’est la date retenue pour la première audience à cet effet.

Thierry Mfundu