Ce mercredi 31 juillet, les magistrats ont seche leurs bureaux pour observer une journée sans travail à l’appel des plusieurs syndicats notamment du Syndicat National des Magistrats Automnes du Congo  (SYNAMAC). Cette grève a pour objectif la réclamation de l’amélioration des conditions socio-professionnelles de leur profession selon Edmond Issofa Nkanga, Président du SYNAMAC.

Partis du palais de la justice, les hommes de loi ont marché jusqu’au Palais de la nation puis ont déposé un mémorandum. Ils portaient des calicots et des banderoles où on pouvait lire: ” Nous voulons les meilleures conditions de travail,” ” Nos droits avant tout“, etc.

Reçu au palais de la nation par des conseillers du Chef de l’État, un délai de 48 heure leur a ete accorde afin qu’ils reviennent avec propositions concrètes pour proposer leurs desiratas soient pris en compte.

Notre marche n’a pas des motivations politiques.
Il n’est pas non plus question de grade ou de fonction mais un problème de notre carrière. Nous réclamons la stricte application du tableau barème. C’est une action que nous avions initiée hier…Il y a un travail technique qui nous a été demandé dans 48 heures.
Nous demandons à l’équipe technique de se joindre à nous pour finir ce travail le plus vite possible. 
Mais il n’y a pas que le problème de salaire
,” a déclaré Edmond Issofa Nkanga.

Et de poursuivre: “Nous réclamons aussi l’indépendance du pouvoir judiciaire et les conditions sociales des magistrats. Aux jours d’aujourd’hui, on décide du pouvoir judiciaire en dehors de magistrats.».

Pour ce, il appelé tous les magistrats à rester vigilant et mobilisés pour la matérialisation de leurs réclamations.

Notons que cette grève n’est pas qu’observée à Kinshasa mais aussi dans plusieurs provinces.
Les magistrats de Kinshasa ont promu de reprendre du service ce vendredi 2 août en attendant les propositions à faire au président de la République.

Au niveau des provinces, la situation reste encore confuse.

Thierry Mfundu