Banga Mukose, rehabilité initiallemment par la cour constitutionnelle, été invalidé le mercredi le 03 julllet lors de la publication des résultats définitifs des législatives 2018 par la haute cour. Il se dit victime d’une situation inacceptable.

Je suis victime d’une situation inacceptable.
Le mercredi 3 juillet 2019, la Cour Constitutionnelle a rendu ses décisions en rectification des erreurs matérielles. Je suis concerné par ces arrêts. D’abord, j’ai été élu à Lubumbashi, provisoirement publié par la CENI. J’ai été invalidé par la Cour, et mon regroupement, AAB, avait introduit une requête en rectification de cette erreur. Une chambre spéciale avait été créée à cet effet. J’ai été parmi les gens qui avaient été validés une fois de plus, le 3 juillet parce que j’avais eu gain de cause
,” déclare à la presse Banga Mukose, candidat de la ville de Lubumbashi invalidé mercredi dernier par la cour constitutionnelle après la publication des résultats définitifs des législatives nationales et sénatoriales 2018.

Il s’insurge du fait qu’il a été réhabilité par la cour constitutionnelle mais curieusement son nom a été rayé au stylo bleu dans la liste définitive et remplacé par un autre nom. “Dans la nuit du 4 juillet, poursuit-il, alors que tout le monde attendait la publication de la liste définitive, nous avons été désagréablement surpris de constater que mon nom ne figurait pas sur cette liste. Tout le monde s’est demandé qu’est-ce qui s’est passé parce que c’est quand même grave qu’en moins de 24 heures, qu’il y ait une procédure inconnue pour que mon nom soit rayé sur la liste.
Cette nuit-là, après quelque temps on s’est rendu compte qu’il y a eu de la mafia, une situation déplorable qu’on ne sait pas qualifier. On a rayé mon nom au stylo bleu pour remplacer par le nom de la personne qui a été invalidée…”
, ajoute Banga Mukose.

Pour lui, cette situation risque de ternir davantage l’image de cette haute cour de la RDC aux yeux de l’opinion tant nationale qu’internationale. “Cette situation que nous dénonçons ce jour nous amène vraiment à alerter l’opinion tant nationale qu’internationale, le chef de l’Etat,qu’en attendant la publication de la liste définitive par le journal officiel, nous dénonçons ces irrégularités flagrantes cautionnées par la Haute cour. Nous appelons tout simplement à la correction de cette erreur qui risque de ternir l’image de marque de la plus Haute cour de notre pays “, déclare ce désormais non élu de Lubumbashi.

Thierry Mfundu