Invalidé par la Cour constitutionnelle le mercredi 03 juillet dernier, Pico Mwepu décide malgré tout de siéger à l’Assemblée nationale. Il affirme s’en tenir au respect de la constitution particulièrement en son article 168.

« Moi aussi, fort de mon arrêt 048/DN qui ne peut être modifiable, attaquable, inaltérable, hermétiquement protégé par les articles de la constitution 168, et 62, je vais siéger comme élu national », a déclaré à la presse le week-end dernier le candidat de Malembankulu aux législatives 2018.

Selon lui, la chambre spéciale créée par la cour constitutionnelle pour rectifier les erreurs matérielles relève d’un droit spécial imaginaire et viole la constitution, le droit de la défense et la loi électorale.

« Cette chambre nous a offert aussi un droit spécial imaginaire. Mon arrêt RCE 048/DN régulièrement rendu fonde son pouvoir de la chose jugée conformément à la procédure constitutionnellement régulière en appuie avec d’abondantes jurisprudences de la CSJ et d’autres instruments juridiques de droit comparé en ce qui concerne les cours constitutionnelles. Le doute qui pèse sur la Cour et ses arrêts en rectification d’erreurs matérielles profite aux victimes dont je suis », a-t-il indiqué.

Etant donné que l’arrêt de la cour n’appelle à aucune contradiction, Picos Mwepu Kanyata décide donc de siéger à l’Assemblée nationale comme député national élu de Malembankulu et vainqueur des législatives 2018 dans cette circonscription électorale.
« Avec mon arrêt qui ne peut être abrogatoire, j’irai siéger comme député national élu et vainqueur. De plein droit, j’occuperai mon siège », a-t-il déclaré.

Notons que plusieurs députés invalidés non repris dans la liste définitive publiée par la cour constitutionnelle s’insurgent contre leur invalidation et appellent à des actions contre les juges de la haute cour.

Thierry Mfundu

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