Pour que le parti présidentiel s’adapte à la nouvelle donne politique, la ligue des jeunes de l’UDPS appelle à la restructuration du parti, estime Ted Beleshayi, SG de la ligue des jeunes de l’UDPS et initiateur des jeunes professionnels de l’UDPS.

Pour ce, il souhaite que les parlementaires debout et les combattants se muent en des structures organisées et adaptées aux contraintes technologies du 21ème siècle. « Nous devons réfléchir comment communiquer en interne. Si hier, nous le faisions de bouches à oreilles, aujourd’hui nous devons trouver des moyens de communication adaptés. Par exemple, apprendre à nos militants comment communiquer par mail, comment avoir un message cohérent qui viendrait de la hiérarchie », explique Ted Belechayi, le secrétaire exécutif de la ligue des jeunes de l’UDPS sur son compte tweeter.

Pour ce faire, il propose la mise en place d’un cadre qui permettrait aux militants et parlementaires debout membres de l’UDPS d’échanger de manière conviviale et d’apprendre les nouvelles du parti.

« Ce sera un cadre où les militants du parti pourraient s’echanger et facilement identifiés, une réelle structure d’encadrement dans l’UDPS », a-t-il dit.

Interrogé par Top Congo si le fait de structurer ces forces vives de l’UDPS affaiblirait la capacité du parti à mobiliser sur le terrain, Ted Belechay assure que la mobilisation de l’UDPS relève avant tout de l’état d’esprit de ce parti qui restera inchangé. 

En revanche, signale-t-il, “les reformes voulues visent à organiser le corps de cette formation désormais aux affaires.” Et d’ajouter: « Si ce corps ne s’organise pas, le parti risque de se tuer et de disparaitre. Nous nous pensons qu’il y a lieu d’organiser le corps et l’état d’esprit qui habite ce corps agira toujours ».

Pour rappel, les militants de l’UDPS en colère sont descendus à deux reprises dans les rues pour protester contre l’échec de leurs candidats aux sénatoriales et contre des propos jugés injurieux du député Charles Nawej. Ce dernier a qualifié d’inconscience les ordonnances du président Félix Tshisekedi nommant de nouveaux mandataires à la Gécamines et la SNCC. 

Des derapages et des actes de vandalisme ont été enregistrés au cours de ces manifestations.
Des actes jugés contraires à l’esprit d’un parti au pouvoir. 

Thierry Mfundu