Cette question ne devait pas être posée s’il n’y avait pas autant d’erreurs et d’approximations dans le pourtour immédiat du chef de l’Etat. Très souvent ces erreurs sont à mettre à l’actif du service de la communication et de la presse présidentielle.

Deux services pourtant chapeautés par des rodés en la matière dont Abraham Luakabuanga pour la presse et Lydie Omanga pour la communication. Déjà que l’opinion s’offusque que les dossiers sensibles de la présidence se retrouvent dans les réseaux sociaux, les ordonnances présidentielles controversées sur les nominations à la SNCC et à la GECAMINES viennent de prouver une fois de plus que l’entourage du Chef de l’État n’est pas assez efficace.

Les nominations de Kasongo Mwema Yamba Yamba et de Tina Salama n’ont rien résolues. Tenez, alors que les services du chef de l’Etat connaissent le sens de la formule «Vu la nécessité et l’urgence» contenue dans les ordonnances promulguées. Ils en ont usé abusivement dans une situation qui était tout sauf une urgence.
Y-avait il une urgence majeure à nommer des responsables à la SNCC ou à la GECAMINES?
Évidemment tous les esprits avertis diront non.

Et pour cause? La constitution a prévu des actes relevant spécifiquement du Chef de l’État et d’autres de son contreseing avec le 1er ministre. Tenez, aux termes de l’article 79 de la Constitution, le Président de la République convoque et préside le Conseil des ministres, sauf en cas d’empêchement. L’article 4 dispose que
«Les ordonnances du Président de la République autres que celles prévues aux articles 78 alinéa premier, 80, 84 et 143 sont contresignées par le Premier ministre».

Or les nominations effectuées le 3 juin 2019 se réfèrent, elles, à l’article 81 selon lequel «Sans préjudice des autres dispositions de la Constitution, le Président de la République nomme, relève de leurs fonctions et, le cas échéant, révoque, sur proposition du Gouvernement délibérée en Conseil des ministres : 6. les mandataires de l’Etat dans les entreprises et organismes publics, excepté les commissaires aux comptes». Cet article se termine par la phrase : “Les ordonnances du Président de la République intervenues en la matière sont contresignées par le Premier ministre.

Au vu de ce qui précède, il serait inopportun de mettre le président de la république à la barre pour justifier la date et le lieu de la tenue du conseil des ministres. Cela a été si bien signifié par Jeanine Mabunda lors de la séance plénière du vendredi dernier. “Les ordonnances du Chef de l’État ne font l’objet d’aucun débat au sein de l’assemblée plénière,” avait elle martelé du haut de sa chaire.

Encore moins ici qu’ailleurs ni le professeur Andre Mbata ni Jean-Marc Kabund et encore moins Kasongo Mwema Yamba Yamba ne seront en mesure de trouver les mots adéquats pour expliquer à la base de l’UDPS la cause pour laquelle ils se sont pris à l’Assemblée nationale et insultait sans ambages sa présidente qui est restée professionnelle dans ses attributions.

TBM

2 comments

  1. C’est nouvelle étrange d’apprendre que les acolytes des hommes venues d’ailleurs savaient lire et respecter la constitution. Mabunda et la bande à mova ont manqué du respect au président, elle doit demander des excuses publiques.

  2. Non seulement ces actes cités ci haut, analysons aussi l’ ordonnance nommant le premier ministre, dans son préambule on y a glissé la référence sur les accords FCC-CASH alors que c’ est un accord privé et ne peut engagé la République. Quant à l’ urgence et la nécessité cela reviens du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’ Etat, garant des institutions. J’ ai dit…

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