(Francoise Mbuyi, GPJ Democratic Republic of the Congo)

Dans une correspondance adressée le mercredi 5 juin au gouverneur du Haut-Uelé l’honorable Christophe Baseane dont une copie est parvenue à Politico.cd , les organisations de la société civile de Faradje tirent une fois de plus la sonnette d’alarme sur l’entrée massive et dévastatrice des éleveurs Mbororos dans ce territoire depuis le mois d’avril dernier.

Ainsi , réunis en assemblée extraordinaire pour évaluer la situation sur terrain, les forces vives du territoire de Faradje ont levé plusieurs mesures urgentes et idouanes à mettre en place par l’Exécutif provincial du Haut-Uelé.

Elles ont par ailleurs, juré à la désobéissance fiscale à partir de mi-juin au cas du non retrait effectif de ces peuples pastorals et nomades sur leurs sols.
Au cas où nos désidératas ne seront pas satisfaits, nous décréterons à partir du 15 juin 2019 un incivisme fiscal généralisé jusqu’au départ effectif du dernier mbororo dans le territoire de Faradje “, a-t-on lu dans la correspondance.

Cette situation alarmeuse ne laisse indifférents plusieurs observateurs face à la gravité qui profilerait à l’horizon dans cette cruauté. “Si la population se sent abandonnée , elle voudrait bien se défendre. Les mbororos sont armés ,il y aura des pertes en vies humaines.” note un analyste.

Pour rappel , il y a deux mois des centaines d’hectares de champs dans le Haut-Uelé sont occupés à ces jours par les peuples Mbororos venus du Tchad et du Soudan.
Cette occupation illégale empêche les citoyens congolais de ce coin d’accéder à leurs champs respectifs.

Une famine extrême se profile déjà à l’horizon étant donné que l’agriculture, principale activité de Faradje qui nourrit les autres territoires voisins , n’est plus pratiquée , déplore la société civile forces vives locales.

Serge Sindani | Politico.cd