L’analyste politique et leader des jeunes Samuel Monga, exhorte les notables de l’espace Katangais à bannir les tares de la division. « Aujourd’hui nous sommes affaiblis et la guerre fratricide, ne nous a pas profité» déclare-il. Et d’ajouter «le climat inconfortable des relations entre les fils et filles de l’ex province du grand Katanga me préoccupe. Ainsi, j’en appelle à la réconciliation de tous, autour du président honoraire Joseph Kabila.»

Samuel Monga souligne que, depuis 1997 le Katanga est considéré comme le foyer de la révolution. Mais il regrette qu’il y a peu, l’espace s’est transformé en bastion de l’opposition.

« A quelques mois de la tenue des récentes élections en RDC, les leaders Katangais ont démontré l’absence de solidarité et d’unité, le manque de cohérence, en plus de l’outrancière personnalisation du pouvoir.» constate cet analyste. Il estime que les conséquences de la guerre fratricide a accouché à l’auto-fragilisation entre les fils et les filles du Katanga, avec comme effet l’émergence des politiciens d’autres coins du pays.

Les élections étant passées, Samuel Monga exhorte tous les leaders à revenir au bon sens. « Rien n’est impossible si nous sommes solidaires les uns envers les autres dans la réconciliation.» conseille-t-il. Il exhorte tous les acteurs à privilégier l’intérêt supérieur susceptible d’enclencher les meilleures conditions pour l’émergence de la RDC et des provinces issues du Katanga en particulier.

Tout en saluant les progrès démocratiques en RDC et loin de plonger dans le tribalisme ou le régionalisme, Samuel Monga a affirmé que, n y étaient les démons de la division, l’espace Katangais aurait dû conserver le pouvoir au sommet de l’état. C’est ainsi qu’il a salué la nomination d’un fils du terroir le professeur Ilunga Ilunkamba comme premier ministre. A l’en croire, c’est une expression de la main tendue du président honoraire Joseph Kabila à sa base naturelle à se remettre sur scène.

Pour clore ses propos, il a lancé le message à toute la communauté du Katanga, à bannir les tares de la séparation « Unis nous sommes forts et divisés nous sommes affaiblis » a-t-il conclu.

✍Adrien Ambanengo/ Junior Ngandu | Politico.cd