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A Genève, ⁦Marie-Ange Mushobekwa reconnaît l’existence de la torture en milieu carcérale en RDC

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Selon un rapport de la commission des Droits de l’homme de l’ONU publié le mercredi 24 avril, la Ministre congolais des droits humains, Marie-Ange Mushobekwa a reconnu la pratique de la torture en milieu carcéral en RDC.

« Il est important de rappeler que c’est surtout en milieu carcéral que la torture est pratiquée en RDC« , a déclaré Marie-Ange Mushobekwa, la Ministre congolaise des droits humains devant le Comité réuni à Genève.

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À en croire ce même rapport, Marie-Ange Mushobekwa reconnaît que les détenus congolais sont pas seulement victimes de torture, de traitements cruels, inhumains ou dégradants de la part des gardiens de prisons mais aussi torturent leurs codétenus et le personnel pénitentiaire.

« Mais nous avons également constaté que certains détenus infligent des violences physiques à l’encontre de leurs camarades codétenus. D’autre part, certains détenus réservent les mêmes types de traitement aux personnels pénitenciers. Ceci sans compter certains cas d’abus sexuels subis par les détenus hommes et femmes en prison« , a ajouté la Ministre.

Reconnaissant que beaucoup des choses restent à faire, Malgré l’application de la loi criminalisant la torture et la condamnation de certains auteurs de ces crimes, Marie-Ange Mushobekwa se veut rassurante de la cessation de la torture à travers les sanctions sévère à la hauteur du crime.

« Au-delà des discours, la seule manière d’éliminer la torture en milieu carcéral, c’est la sanction et la prévention. Une sanction sévère, à la hauteur du crime commis. Et la prévention en vulgarisant la loi qui criminalise la torture en RDC« , a-t-elle dit.

Se montrant pragmatique dans la lutte contre la torture dans le milieu carcéral, Marie-Ange Mushobekwa a, devant le Comité contre la torture, rappelé que son ministère a choisi, depuis 2017, de commémorer chaque année la Journée internationale de lutte contre la torture dans une prison de la RDC. Ce, pour exprimer la solidarité et le soutien de son ministère aux victimes de la torture sous toutes ses formes.

Selon le rapport, c’est le jeudi 26 avril que la délégation congolaise répondra aux interpellations ainsi que certaines interrogations posées par les membres du Comité contre la torture. Et le Comité, quant à lui, adoptera ultérieurement, lors de séances à huis clos, ses observations finales sur le rapport de la RDC et les rendra publiques à l’issue de la session, le 17 mai prochain.

Liévin LUZOLO

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