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Ebola: Les traitements expérimentaux et les vaccins ont réduit le taux de mortalité

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L’utilisation des traitements expérimentaux dans la lutte contre Ebola a permis d’augmenter le taux de survie de malades à plus de 60%.

« Six (6) personnes sur dix (10) admises dans les centres de traitement d’Ebola survivent » déclarait Oly Ilunga Kalenga, ministre de la santé de la RDC lors d’une conférence de presse animée à Kinshasa.

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Dans son bulletin journalier sur l’évolution de la riposte contre Ebola, le ministère de la santé et l’organisation mondiale de la santé, OMS ont indiqué que les vaccins utilisés dans la réponse à l’épidémie qui sévit à Beni sont efficaces.

L’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont publié les résultats préliminaires d’une étude sur l’efficacité du vaccin rVSV-ZEBOV-GP pour contrôler l’épidémie d’Ebola.

« L’objectif de l’étude était de mieux comprendre si le vaccin était efficace et contribuait à prévenir le nombre de cas lorsqu’il est utilisé dans le cadre de la stratégie de vaccination en ceinture » annonçait le communiqué.

Une analyse plus détaillée est en cours de préparation et sera publiée dans un journal scientifique lit-on dans ce communiqué.

« Les chercheurs ont analysé les données des personnes vaccinées entre le 1er mai 2018 et le 25 mars 2019. D’après les données collectées, l’efficacité du vaccin rVSV-ZEBOV-GP est estimée à 97,5%. Ces premiers résultats confirment les observations précédentes sur la très grande efficacité du vaccin rVSV-ZEBOV-GP contre Ebola pour contrôler la propagation de l’épidémie » précise le document consulté par POLITICO.CD.

La stratégie de la vaccination en ceinture a démontré son efficacité en raison de la protection rapide des personnes vaccinées après une injection unique et le taux élevé de couverture atteint dans les différentes ceintures de vaccination (91%).

« Sur un échantillon de plus de 90.000 personnes vaccinées contre Ebola, 71 ont développé la maladie. Sur ces 71 personnes, 15 personnes ont développé la maladie plus de 10 jours après la vaccination, parmi lesquelles 7 étaient des agents de santé. Dans ce premier groupe, aucune personne n’est décédée d’Ebola. Les 56 autres personnes ont développé les premiers symptômes moins de 10 jours après avoir été vaccinées, c’est-à-dire avant qu’ils aient pu développer leur immunité. Il est estimé que le vaccin met 10 jours avant d’offrir une protection immunitaire maximale » note l’étude.

« Dans ce second groupe, 9 personnes sont décédées. Ceci indique que le vaccin a permis de réduire le taux de mortalité global parmi les personnes vaccinées qui ont développé la maladie » démontre les tableaux partagés par la note illustrant l’étude.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD
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