“Le projet de pont-rail Kinshasa-Brazzaville progresse. Le lien entre les deux capitales les plus proches du monde sera un coup de pouce pour la région” a écrit sur son compte Twitter Carlos Lopes, professeur à Nelson Mandela School of Governance de l’université de Cap Town et professeur visiteur à SciencePo à de Paris.

“Après la signature de l’accord en octobre dernier, une table ronde de collecte de fonds est prévue par les deux pays pour mobiliser les 500 millions de dollars” a écrit l’universitaire.

Très vite les réactions ont fusé de partout pour protester contre la construction de ce pont-rail entre la ville de Kinshasa (capitale de la République Démocratique du Congo) et Brazzaville (capitale de la République Populaire du Congo).

Réagissant à cette publication sur l’avancement de travaux, Virgil Kikaya, agent de santé et spécialiste en développement pense que l’achèvement de cette infrastructure déstabilisera le climat des affaires dans la province du Kongo Central.

“Je ne pense pas que ce pont soit une priorité pour la RDC. Cela déstabilisera les ports de Matadi et profitera davantage au Congo Brazaville. Quels sont les avantages pour la RDC? Au contraire, nous ouvrirons un marché de 12 millions de personnes à Brazzaville” commente-t-il.

“Ce pont-rail déstabilisera tout le corridor sud depuis Banana (projet de port en eau profonde) – pont Boma / Matadi-Pont Maréchal, corridor sud de liaison rail / route. Parce que le gros du fret attendu sur le pont Brazza-Kin (pont à destination de Maréchal) viendra / ira de / à Pointe-Noire” réagit à son tour l’association des officiers de la marine, Assomar, une organisation spécialisée dans le transport, la logistique, la navigation et l’expertise maritime.

“La configuration actuelle et l’efficacité opérationnelle rendent le corridor nord très attrayant pour les expéditeurs et les opérateurs logistiques. Ce chaînon manquant est donc absolument nécessaire. Mais pour l’économie de la RDC, l’analyse coût/bénéfice doit être très soigneusement examinée” explique l’organisation Assomar.

Mbuayama Fangomo Trésor, un autre internaute, voit lui en la construction de ce pont une dimension mystique. “La dimension mystique dans la construction de ce pont est importante. Les gens des deux rives doivent s’entendre. Nous ne pouvons pas construire un avenir avec des blessures, nous les habillons et les guérissons” écrit-il, souhaitant pleins succès aux entrepreneurs qui investissent dans ce projet.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) |POLITICO.CD