Ministre d’Etat belge et Député européen, Louis Michel dément soutenir le pouvoir en place à Kinshasa, après des menaces de mort à son encontre par des présumés membres de l’opposition congolaise.

“Je n’ai plus été au Congo depuis 2016! Qu’on cesse de colporter des mensonges scandaleux a mon égard. Je ne soutiens pas les autorités de Kinshasa. J’ai dénoncé systématiquement les dérives d’un régime qui avait tous les atouts pour faire le bonheur de son peuple“, a dit  l’ancien vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères belge dans un tweet.

Je ne connais pas Shadary et je ne défends pas les autorités de Kinshasa. Ils n’ont pas apporté aux congolaises et aux congolais le minimum de bien-être qu’ils étaient en droit d’espérer“, a-t-il atténué.

 

Fin 2018, explique la presse belge, Louis Michel a été pris à partie par des opposants congolais et reçu plusieurs lettres contenant des menaces de mort. Les menaces ont débuté le 10 décembre dernier, à Oslo, lors de la remise du prix Nobel de la Paix au gynécologue congolais Denis Mukwege, après laquelle une dizaine d’opposants congolais, de la mouvance de l’UDPS, selon ces journaux, s’en sont pris à l’ancien ministre des Affaires étrangères et actuel député européen – et père du Premier ministre Charles Michel.

Mais l’UDPS a fermement démenti cette information.  « Au nom de l’UDPS, notre parti, nous déplorons et condamnons avec la dernière énergie ces actes qui, à nos yeux, sont en contradiction avec les valeurs fondamentales de la démocratie et de tolérance qui y sont défendues. Et nous compatissons à la douleur que peut ressentir Monsieur Louis Michel à la suite de ces actes d’agression », a affirmé le représentant en Belgique de l’UDPS et président fédéral, le Dr André Kabanda Kana, dans un communiqué.

M. Michel avait également eu un débat houleux en décembre avec un dirigeant congolais de la société au parlement européen, qui lui reprochait de chercher à faire lever les sanctions de l’EU contre des proches du président Kabila.