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André Kimbuta bientôt traduit en justice?

L’opposition congolaise est une fois de plus prise de court par les autorités de Kinshasa. Dans un communiqué publié le mercredi 19 décembre, le gouverneur André Kimbuta annonce la suspension des activités de campagne à Kinshasa, évoquant des raisons sécuritaires.

« Le gouvernement provincial de Kinshasa décide, pour des impératifs sécuritaires, à dater de ce mercredi 18 décembre 2018, de la suspension, sur toute l’étendue de la capitale, des activités de campagne électorale, à l’exception du recours aux médias, de l’ensemble des candidats présidents de la république, sans exception aucune« , annonce ce document.

L’opposition boude

Cependant, cette décision est dénoncée par l’opposition. Martin Fayulu, candidat de la coalition LAMUKA qui avait prévu un meeting au même moment dans la capitale a vu les forces de l’ordre l’empêcher de se rendre à son événement. 

Jean-Marc Kabund, Secrétaire général de l’UDPS, principal parti de l’opposition qui forme la coalition « Cap pour le Changement » avec l’opposant Vital Kamerhe, promet de continuer la campagne dans la capitale. « Nous n’allons pas nous y soumettre« , lance Jean-Marc Kabund dans un tweet.  « La décision de KIMBUTA est un test d’un vaste plan d’intimidation (…) Notre meeting aura Bel et bien lieu« , affirme-t-il.

Bien plus encore, cette décision pourrait violer la loi électorale et serait même punissable.  C’est ce que fait remarquer la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (SYMOCEL) dans un document dénonçant la mesure de Kimbuta. « La loi électorale à son article 28 précise que la campagne électorale est ouverte trente jours au maximum avant la date du scrutin et s’achève vingt-quatre heures avant celle-ci« , note l’organisation qui surveille le processus électoral en RDC. 

Décision qui viole la loi?

Par ailleurs, la même loi réprime toute entrave dans son article 81. « Quiconque entrave ou tente d’interdire ou de faire cesser toute manifestation, rassemblement ou expression d’opinion pendant la campagne électorale, est puni d’une servitude pénale principale de douze mois au maximum et d’une amende de 100.000 à 200.000 Francs congolais« , affirme-t-elle.

Plusieurs organisations annoncent leur volonté de poursuivre les autorités de Kinshasa pour cette suspension et pour d’autres entraves constatées contre les opposants durant la campagne électorale. Du côté de l’Hôtel de ville de Kinshasa, ont fait savoir que « seuls les rassemblements ont été suspendus et c’est justifié. » « Aucune disposition de la loi n’a donc été violée« , fait remarquer un Conseiller du gouverneur Kimbuta à POLITICO.CD.

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