“L’Eglise Catholique demande aux politiciens de ne pas utiliser l’image du pape Francois Ier pour leur positionnement” prévient un compte Twitter de la communauté catholique de la RDC.

“Ce candidat sera officiellement notifié pour enlever ce montage. L’Eglise rappelle la nécessité d’appliquer l’accord de la conférence épiscopale du Congo, CENCO, pour les élections du 23 décembre” poursuit la source en mentionnant le tweet d’Emmanuel Ramazani Shadary.

“Dites-moi monsieur le chrétien pratiquant, où étiez vous en ce moment a quel ministère quand ces policiers chicotaient nos prêtres comme Jésus sur son chemin de la croix?” interroge un internaute, faisant référence à la répression des manifestations du comité laïc de coordination, une structure de l’église catholique, pendant qu’Emmanuel Ramazani Shadary était ministre de l’intérieur et sécurité. Vous étiez ministre de l’intérieur quand vous avez instruit la police à des meurtres, enlèvement des prêtres, détention illégale, sacrilège dans des églises et bien plus! Aujourd’hui, vous assumez votre catholicisme?” poursuit un autre sous un accent d’étonnement.

Le Comité Laïc de Coordination ne va pas tolérer l’usage de la machine à  voter au prochain scrutin du 23 décembre. Dans une conférence de presse ce lundi dernier à Kinshasa,  l’organisation catholique annonce nouvelle mobilisation contre celle-ci.

«La crédibilité d’un processus électoral dépend également de la qualité de son fichier électoral. L’actuel fichier électoral de la RDC nécessite le toilettage de la part de la Centrale Électorale. Depuis les dernières recommandations de l’OIF, aucun signal n’est donné par la CENI dans le sens de la fiabilisation dudit fichier », dénonce également le CLC.

Un bras de fer a toujours opposé l’église Catholique aux régimes au pouvoir en République Démocratique du Congo. Si les différents pouvoirs ont toujours pointé du doigt l’église catholique de s’écarter de sa mission d’évangélisation en interférant dans les affaires politiques de l’Etat, les prélats catholiques brandissent la responsabilité sociale dévolue à l’église par le droit canon pour justifier leurs actions.

Fiston Mahamba (@FMLarousse)