La ville de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo a de nouveau été endeuillée ce week-end. Une attaque attribuée par les autorités au groupe rebelle d’Allied defense force (ADF) a fait 16 morts, dont 12 civils et quatre militaires. A l’aube de cette attaque qui a nouveau choqué l’opinion publique, des voix s’élèvent pour dénoncer l’action gouvernementale et celle des forces armées.

Elu de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, le député  Muhindo Nzangi dénonce cette énième attaque.  L’incursion des rebelles au centre de la ville, leur promenade de santé de 17 h 00 à 22 h 00 laissant derrière eux une trentaine de morts civiles et militaires et aucun mort ni capture dans les rangs des rebelles, est une preuve éloquente de cette déconfiture tactique“, estime-t-il.

Appelant le commandement de nos forces armées congolais et celui de la brigade d’intervention de la Monusco à “tirer les conséquences qui s’imposent”, le député congolais propose soit une intervention conjointe “pour un délai limité” des forces ougandaises et celle de la RDC sur le sol congolais, soit d’envisager “une guerre par procuration comblant le déficit des effectifs militaires sur terrain par des unités des forces combattantes des groupes armés locaux dont la plupart semble considéré le tueur de Beni comme ennemi commun.

Je ne saurais initier une motion de défiance, ni interpellation moins encore une question de contrôle quelconque puisqu’aucun débat ne sera accepté. Mais je suis disposé, si l’une ou l’autre de mes propositions vous intéresse, à me mettre à votre disposition pour les détails de ma pensée“, met-il en garde le ministre de la défense dans sa correspondance consultée par POLITICO.CD.