Il n’y a pas eu incursion Maï-Maï le dimanche dernier à Butembo. Contrairement à l’information relayée par plusieurs médias,  les six personnes vue nues dans cette ville située à plus de 300Km de Goma, dans le Nord-Kivu, n’étaient pas des Maï-Maï. Selon le témoignage de l’un d’eux relayé par une radio locale, ces sont des cultivateurs révoltés par l’insécurité.

Interpellés et auditionnés par les autorités, plusieurs d’entre eux, dont une femme avec un bébé, ont expliqué être en colère suite aux attaques dont leur communauté fait face.

 

 

Depuis 2016, Butembo fait néanmoins face à une recrudescence des attaques des milices maï-maï, groupes “d’autodéfense” généralement constitués sur une base ethnique. Un premier groupe de combattants s’était installé mi-octobre sur le mont Carmel, colline agricole proche de Rughenda, à la limite orientale de Butembo, alors que deux autres groupes maï-maï leur succèdent jusqu’à ce que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) parviennent finalement à les déloger début novembre à coups de lance-roquettes et de kalachnikovs, après que les miliciens eurent attaqué un commissariat et égorgé deux policiers.