Peu de temps après l’annonce officielle de son retour au pays, Moïse Katumbi a le soutien de sa coalition, qui mobilise ses partisans pour l’accueillir à son arrivée prévue à Lubumbashi, au sud-est du pays. “Le Secrétariat Général de ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT informe l’opinion tant nationale qu’internationale du retour au pays ce vendredi 03 août 2018 par l’aéroport de Loano dans la ville de Lubumbashi de son Président, son excellence Moïse KATUMBI CHAPWE en vue du dépôt de sa candidature à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018″, affirme un communiqué signé par Jean Bertrand EWANGA, Porte-parole de cette large coalition de l’opposition.

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT invite l’ensemble de la population congolaise à réserver un accueil chaleureux au Digne fils du pays Moïse KATUMBI CHAPWE qui rentre au pays de ses ancêtres“, ajoute-t-il.

Par ailleurs,  la coalition de Moïse Katumbi interpelle les autorités congolais pour l’encadrement pacifique de ce retour. “ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT demande, par ailleurs, aux autorités tant civiles que militaires d’encadrer la population et d’assurer la sécurité de son Président et de la délégation qui l’accompagne”, insiste ce communiqué.

Un peu plus tôt, dans une lettre adressée à la l’Autorité de l’aviation civile congolaise, Moïse Katumbi a demandé l’autorisation de survol et d’atterrissage à l’aéroport de Luano avec ses cadres.  “Je vous demande de bien vouloir autoriser le survol de l’espace aérien congolais et l’atterrissage ce vendredi 3 août 2018 à l’aéroport de la LUANO à Lubumbashi de l’avion Golfstream IID immatriculé ZS-JDL en provenance de JOHANNESBURG-Afrique du Sud“, dit-il dans cette lettre consultée par POLITICO.CD. 

Moïse Katumbi, qui se trouve actuellement en Afrique du sud, avait annoncé la semaine dernière qu’il rentrera au pays pour y déposer sa candidature à la Présidentielle du 23 décembre.

Devant la presse à Bruxelles, Olivier Kamitatu, Directeur de cabinet de Moïse Katumbi et l’avocat Éric Dupond-Moretti, qui représente l’ancien gouverneur du Katanga, ont annoncé que le président de la coalition ENSEMBLE allait regagner le pays “avant le 8 août”, malgré les menaces d’arrestation des autorités congolaises.