Germain Kambinga, président de la coalition du Centre et du parti Liberté a annoncé, devant ses partisans et les cadres de sa coalition à Kinshasa ce samedi,  le lancement officiel de la mobilisation générale pour la mise en place et les dépôts des candidatures de sa coalition à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour les prochaines élections. “Il s’agit également d’informer les cadres de la conclusion d’une grande alliance pour l’appropriation d’une candidature commune à la présidentielle avec les autres forces politiques“, explique en outre M. Kambinga à POLITICO.CD.

Selon lui, cette “grande alliance” à venir avec sa formation autour de la Présidentielle du 23 décembre devra permettre au Centre de faire appliquer ses projets et son programme de gouvernance. “Dans une logique démocratique, le Centre tient à participer de façon significative à l’exécutif qui sortira des élections pour l’application urgente de ses idées et projets, ainsi que  pour le redressement de la RDC“, explique-t-il.

Prête pour les élections

Créé autour d’une vingtaine de partis politiques, la coalition Centre n’a cependant pas été reprise dans la liste des regroupements politiques publiée par le ministère de l’Intérieur en avril dernier. Toutefois, à l’issue d’une rencontre avec notamment Germain Kambinga et Joseph Kabangakya, respectivement président et porte-parole du mouvement, le vice-Premier ministre Henri Mova avait reconnu une erreur administrative, promettant une correction “dans le bref délai”.

Une situation désormais réglée, constate-t-on dans la publication du n°51 du journal officiel. La coalition est reprise avec les dix partis qui la compose. “Ce retard a causé certes un préjudice politique énorme, mais aujourd’hui, nous sommes en ordre de bataille et nous allons aligner des candidats provinciaux et nationaux dans toutes les provinces“, lance l’ancien ministre de l’Industrie.

Désormais, explique Germain Kambinga, sa formation met cap vers élections, toute en appelant la coalition politique entière à se retrouver autour d’une table pour préparer au mieux les prochaines étapes du processus.  “Il nous reste six mois, voire moins avant la tenue de ces élections. Et se mettre ensemble autour d’une table ne freine en rien le travail de la CENI qui doit continuer en amont. Il s’agit simplement de résoudre des problèmes politiques réels qui nous imposent des vrais échanges et compris », insistent-il.