Les organisations congolaises de défense et de promotion des droits de l’homme réunies au sein de leur collectif s’apprêtent à commémorer le huitième anniversaire de l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. C’est ainsi que la mobilisation à déjà commencée à travers les préparatifs.

En dehors des manifestations officielles qui seront organisées par la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme(Vsv), l’organisation créé par Chebeya, nous allons aussi organiser une soirée de réflexion à la mémoire de Floribert devant les diplomates, journalistes et autres acteurs de la société civile pour se souvenir de notre collègue ” dit Me Marie André Muila, avocat et directeur exécutif de l’ongdh Toges noires.

L’avocat compte projeter le film” Affaire Chebeya, un crime d’État?” du journaliste et cinéaste belge Thierry Michel, afin de se remémorer du déroulement du procès inachevé de double assassinat de deux défenseurs des droits de l’homme assassinés en date du 1er juin 2010 dans l’enceinte de l’inspection générale de la Police nationale congolaise (PNC), alors qu’ils étaient partis répondre à une invitation du chef de la Police de l’époque, le Général John Numbi Tambo Banza.

Ce procès au goût inachevé s’est passé sans que le suspect numéro 1 soit poursuivi alors qu’il y a plainte en bonne et due forme de la veuve Chebeya devant l’Auditorat militaire“, note Me Muila . Avocat dans cette affaire, Me Muila est celui qui avait qualifié, au cours d’une audience publique devant la Cour Militaire siégeant au premier degré, l’affaire Chebeya  d’un crime d’État. Pour lui, Chebeya et Fidèle Bazana sont victimes des actes de torture.

Le seul espoir repose sur la justice internationale pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de Chebeya et Bazana avec le procès ouvert contre le Major Paul Mwilambo au Sénégal.

Kerima