Dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD, ENSEMBLE estime que les propos d’Emmanuel Shadari viennent “corroborer les manœuvres déjà entreprises au niveau du Parquet Général de la République qui a requis, sur injonction du Ministre de la justice, la fixation de la prétendue « affaire des mercenaires » devant une Cour suprême de Justice, pourtant incompétente !

Nous condamnons avec force ces affirmations de la majorité. Elle se substitue à la justice, donne injonction à celle-ci et agit ouvertement, au mépris des principes de présomption d’innocence, de concert avec le Parquet. Il s’agit d’une énième instrumentalisation grossière de l’institution judiciaire. Pour preuve, le parquet soustrait Moïse Katumbi de son juge naturel pour le livrer, sans procédure, à une justice expéditive chargée de relayer la « fatwa » d’ores et déjà prononcée par Shadary et le régime“, denonce ce communiqué signé par le député Delly Sesanga, Secrétaire général de cette plateforme créée en février dernier.

Il ne s’agit ni plus ni moins d’une cabale orchestrée dans un acharnement judiciaire à motivation politique contre Moïse Katumbi, notre candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018“, ajoute ce communiqué.

L’information judiciaire ouverte par le procureur général de la République Flory Kabange Numbi sur la double nationalité de Moïse Katumbi est encore en cours, mais le sort du candidat président d’ensemble est déjà scellé pense le Secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) Ramazany Shadary.

Invité de RFI, l’ancien ministre de l’Intérieur a été catégorique : Moïse Katumbi n’a aucune chance de se présenter à la présidentielle du 23 décembre de l’an en cours : “Ce qu’on vient d’apprendre c’est gravissime ! Quelqu’un qui a déjà une province pendant plusieurs années avec la nationalité italienne depuis l’an 2000! Mais c’est inconcevable ! Comment pourra-t-il encore se présenter (à l’élection présidentielle) ? Non ! Il est définitivement bloqué “, a laissé entendre le secrétaire permanent du PPRD.

Pour ENSEMBLE, Moïse Katumbi est victime “depuis sa démission du PPRD le 29 septembre
2015″ d’un acharnement politico-judiciaire visant à  l’empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle.
“Cet acharnement a été par ailleurs condamné par les évêques de la CENCO dans leur rapport sur la
décrispation politique de mars 2017“, dénonce le communiqué.