Le président Joseph Kabila va finalement s’entretenir avec des représentants des sociétés minières opérant en RDC, après l’adoption par le Parlement du nouveau Code minier qui instaure une redevance sur les « métaux stratégiques » avec un taux à 10% et une taxe de 50% sur les super-profits.

Ce texte, qui attend sa promulgation par le Chef d’Etat congolais est fortement contesté par les multinationale étrangères. Selon l’agence Bloomberg, une lettre a été envoyée au président Kabila, où les patrons des grandes entreprises minières demandent une audience pour faire valoir leur point de vue.

“Il y aura une rencontre le lundi à Kinshasa. Le Président va s’entretenir avec eux et écouter leur desiderata”, explique un diplomate congolais à POLITICO.CD. Selon cet officiel, qui s’exprime sous le sceau de l’anonymat, Joseph Kabila ne devrait pas reculer “face à cette pression”.

Le code sera promulgué comme il a été conçu et adopté par les deux chambres du Parlement. Nous tenons simplement à faire comprendre à nos partenaires internationaux que nous sommes disposés à travailler avec eux pour un partenariat gagnant-gagnant et qui respecte les intérêts de notre pays et son peuple“, ajoute-t-il.

Toujours selon Bloomberg, Randgold Ressources, Anglogold Ashanti, CMOC International, Glencore International AG, Ivanhoe Mines, Gold Mountain International et MMG Limited affirment vouloir « informer à nouveau » le président Joseph Kabila des « discussions en cours sur la réforme du Code minier ».

Les grands patrons indiquent s’associer pour « formuler une réponse commune aux changements proposés », qu’ils ne détaillent pas mais qualifient de « problème d’importance fondamentale pour l’avenir de l’industrie minière en RDC et le développement économique du pays ».