Dans un discours lu devant la presse ce jeudi à Kinshasa par son Secrétaire général Donatien Nshole, la CENCO défend son droit de prendre position sur les questions politiques.

“L’Église  qui, de par sa nature, a le droit d’intervenir dans les questions de foi et des mœurs, peut prendre position en matière politique  en vue d’exercer sa sollicitude et ses responsabilités à l’égard de l’homme qui lui a été confié par le Christ lui-même”, dit-il dans son intervention.

“Elle a le droit de porter un jugement moral même en des matières qui touchent le domaine politique quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent”, ajoute-t-il.

“Il convient de retenir que le caractère laïc de l’État congolais ne peut  pas empêcher l’Église catholique d’accomplir sa mission, celle d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut, d’être au service de la population congolaise en vue du respect des droits de l’homme et de la dignité humaine indispensables à son bien-être et à son développement intégral”, insiste le prêtre catholique. 

La CENCO, qui a facilité l’accord politique signé le 31 décembre 2016, est fortement critiquée  par la majorité  au pouvoir après apporté son soutien au Comité Laïc Catholique qui appelle à une mobilisation contre le pouvoir du président Kabila, à la base de  l’organisation de la marche du 31  décembre dernier, réprimée dans le sang.

Les évêques catholique se sont rendus à Brazzaville pour “rencontrer le président Denis Sassou Nguesso”, “chargé du suivi du mécanisme paix et sécurité en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs”, a déclaré à la presse leur porte-parole, l’abbé Donatien Nsholé.