Le Président Joseph Kabila a reçu jeudi à Kinshasa, le ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville, Jean-Claude Ngakosso, porteur d’un message “d’amitié et de fraternité” du président Denis Sassou-Nguesso.

«Entre Brazzaville et Kinshasa, ça doit être la fluidité parfaite (…) Notre métier c’est de veiller à cette flamme  inextinguible de la fraternité entre les deux rives (du fleuve Congo, ndlr), mais c’est mieux d’être aussi amis », a déclaré le chef de la diplomatie de la République du Congo, au sortir de son entretien avec le président Joseph Kabila.

En réaction à une question relative à la situation politique à Kinshasa, M. Ngakosso s’est gardé de s’immiscer dans les affaires intérieures de la République démocratique du Congo, indiquant par ailleurs qu’il ne peut qu’invoquer des questions d’intérêt commun  de la sous région, notamment dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dont Denis Sassou-Nguesso. assume la présidence tournante.

«Sur le continent, nous n’avons pas de conflits entre Etats. Mais nous avons des conflits intérieurs aux Etats et nous travaillons progressivement à éteindre le feu là où il est allumé en nous armant de la sagesse africaine», dit-il, cité par l’ACP.

Au sujet du calendrier électoral de la République démocratique du Congo dont son pays a salué sa publication à l’instar de la communauté internationale, M. Jean-Claude Ngakosso  a dit que « cela ne pouvait pas venir de l’extérieur», précisant que « cela est un principe non négociable de la souveraineté des Etats, la République démocratique du Congo étant un Etat souverain».

«Tout le monde l’a salué. Nous sommes maîtres de notre destin», a-t-il ajouté, avant de marteler : «C’est à nous de décider du rythme et de la marche de nos affaires intérieures».

Avec ACP.