Après avoir échappé à la démission, Tshibala défend son budget

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La session parlementaire ordinaire de septembre 2017 ouverte le vendredi 15 septembre dernier, est constitutionnellement budgétaire. Et l’on se souviendra que lors de sa toute première séance plénière, le vendredi 22 septembre dernier, les députés nationaux avaient adopté l’avant-projet de calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre 2017 et répartition des matières en commissions.

Lequel calendrier a prévu entre autres, la validation des mandats ; des contrôles parlementaire et budgétaire ainsi que d’autres activités parlementaires ; des projets de lois à soumettre à la commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat ; une loi soumise à l’Assemblée nationale pour une nouvelle délibération ; un nombre de 38 arriérés législatifs ainsi que 14 nouvelles matières.

Parmi ces dernières, il y a le projet de loi portant reddition des comptes du budget de l’Etat de l’exercice 2016 ; la proposition de loi portant institution, organisation et fonctionnement du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), le projet de loi de finances de l’exercice 2018, etc.

Ce projet de budget 2018 qui devrait déjà être déposé à la représentation nationale depuis le 15 septembre dernier, conformément à la Loi, a accusé un retard pour son dépôt. Ce qui valu l’interpellation du Premier ministre par le député national Henri-Thomas Lokondo. A l’issue de laquelle, l’élu de Mbandaka a exigé la démission du Chef du Gouvernement. A défaut de quoi, M. Bruno Tshibala sera donc visé par une motion de censure.

Toutefois, malgré ce couac, le Bureau de l’Assemblée nationale via son président Aubin Minaku Ndjalandjo a programmé pour ce vendredi 24 novembre 2017, l’examen de ce projet de loi de budget 2018 par l’assemblée plénière. C’est ainsi que le Premier ministre Bruno Tshibala a présenté et défendu aujourd’hui devant les députés nationaux, l’économie générale de ce projet de loi de finances de l’exercice 2018. Lequel budget est évalué à l’équivalence de plus de 5 milliards de dollars américains.

Après cette intervention du Chef du Gouvernement, le Président de l’Assemblée nationale a ouvert le débat général, nonobstant une motion incidentielle demandant de renvoyer directement en commission ce projet budget sans débat en plénière, dans le but de gagner le temps. A l’issue de ce débat, au cours duquel il y a eu plusieurs interventions des députés nationaux qui ont exprimé leurs préoccupations et ont émis des suggestions et propositions.

Ainsi, le Premier ministre a sollicité et obtenu de la plénière, un délai de 24 heures pour rentrer à la représentation nationale pour répondre aux préoccupations soulevées par les députés nationaux.