Dans un communiqué publié ce mardi 14 novembre, la mission de l’ONU en République démocratique du Congo exhorte ainsi les autorités congolaises à “respecter les libertés fondamentales telles que stipulées dans la Constitution congolaise, dont la liberté de réunion et de manifestation, et à instruire les forces de défense et de sécurité à respecter les principes de nécessité, proportionnalité et légalité, conformément aux normes internationales.”

La MONUSCO rappelle également aux citoyens que le droit de manifester implique de s’abstenir de recourir à la violence sous toutes ses formes. « Dans le contexte actuel de transition politique, il est important que toutes les voix puissent s’exprimer dans le calme et de façon pacifique. Conformément à son mandat, la MONUSCO se réserve le droit d’observer les événements et de rapporter d’éventuelles violations des droits de l’homme», a déclaré Maman Sidikou, Représentant spécial du Secrétaire général en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, cité par ce communiqué.

La Dynamique de l’opposition, une des composantes du Rassemblement, a appelé samedi ses militants à descendre dans la rue le 15 novembre pour réclamer une transition sans le président Joseph Kabila.

L’appel de cette coalition de l’opposition rejoint celui des mouvements Filimbi, Lucha ou encore les Congolais debout qui ont tous rejeté le calendrier publié le 5 novembre par la CENI.  Durant une conférence de presse le 6 novembre à Kinshasa, le mouvement citoyen a appelé à une grande mobilisation à travers le pays pour obtenir le départ du président Joseph Kabila.

Le 15 novembre 2017, explique le mouvement citoyen dans sa déclaration lue à la presse,  journée de manifestations sur toute l’étendue du pays: il est demandé aux congolais de manifester pacifiquement dans leurs quartiers en fermant les routes et les avenues, en observant une journée sans école ni université ni marché, et en exigeant aux bureaux de l’administration de fermer leurs portes.