Le rapatriement pourrait intervenir “début septembre”, selon un porte-parole de la famille dont le fils, Félix, a pris la tête de l’opposition au nom de l’UDPS, cité par AFP.

Un accord sur le rapatriement à haut risque du corps de l’opposant congolais Étienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février, a été trouvé entre le pouvoir, sa famille et son parti, a déclaré son entourage familial et politique à l’AFP vendredi.

Déjà annoncé et reporté, le retour de la dépouille pourrait susciter d’importantes manifestations alors que la République démocratique du Congo (RDC) traverse déjà une grave crise politique, l’opposition dénonçant le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Les trois parties s’engagent d’ailleurs à “honorer la mémoire de l’illustre disparu” sans “perturber l’organisation harmonieuse des funérailles”, souligne un communiqué conjoint pour la “bonne organisation des obsèques” remis à l’AFP par l’entourage familial et politique du défunt.

Jamais diffusé, ce document a été signé dès le 6 juin entre le parti de M. Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), la famille et le gouvernement.

Le corps sera exposé au Parlement “pour le recueillement ainsi que les hommages officiels et populaires”, précise le document.

Il sera inhumé à N’sele (80 km de Kinshasa). La famille souhaitait initialement enterrer M. Tshisekedi au siège de l’UDPS, et le pouvoir dans un cimetière du centre de la capitale.

L’Etat congolais prendra en charge tous les frais relatifs à l’organisation des obsèques”, note le communiqué conjoint.

Un avion spécial sera dépêché à Bruxelles pour ramener à Kinshasa la dépouille et les membres de la famille s’y trouvant“, lit-on dans ce document de deux pages.

Le rapatriement pourrait intervenir “début septembre”, selon un porte-parole de la famille dont le fils, Félix, a pris la tête de l’opposition au nom de l’UDPS.

Je serai satisfait quand je verrai le corps de mon père à Kinshasa“, a tempéré Félix Tshisekedi.

Avec AFP