Les motions contre Thambwe et Ramazani ne seront pas traitées « avant trois mois »

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C’est Jeune Afrique qui livre l’information. Les motions de défiance déposées mardi à l’Assemblée nationale contre Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité et de son collègue de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, ne seront pas examinées avant… trois mois.

Pour cause,  l’Assemblée nationale clôture sa session et les députés partent en vacances pour trois mois, les motions de défiance déposées mardi contre Alexis Thambwe Mwamba, ministre d’État en charge de la Justice, et Emmanuel Ramazani Shadary, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, n’ont pas été inscrites à l’ordre du jour.

« Le SMS reçu par le bureau du Parlement indique que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, ainsi que celui de l’Industrie seront à l’hémicycle du Palais du peuple et une communication de l’honorable Président de l’Assemblée nationale est prévue, rien n’indique que les motions de défiance à l’encontre de deux ministres seront examinées », confie un député congolais au téléphone à Jeune Afrique. « On sait comment fonctionne cette boutique, les deux motions ne seront pas examinées avant le 15 septembre, date de la rentrée parlementaire », ajoute t-il.

Vice-premiser ministre congolais de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary a rejoint ce matin le ministre de la justice et garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba dans le duo des ministres visés par une motion de défiance à l’Assemblée nationale. Selon les initiateurs de cette sentence à venir, il leur est reproché d’être responsables de la vague des évasions massives des prisons congolaises.

En effet, la série des évasions a continué en RDC, après celles de Makala, Kasangulu, Kalemie, ou encore Muanda. Le week-end dernier, une attaque simultanée a eu lieu au Parquet de Matete et de l’Etat-major du Commissariat Urbain du Mont-amba, en pleine capitale. 930 personnes ont également réussir à s’évader après l’attaque de la prison centrale de Beni, dans l’Est du pays.

Des événements qui ont suffi pour fragiliser la position du ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, déjà sous le feu des critiques depuis le 17 mai dernier.  « Comment le gouvernement est-il incapable, à travers ses services, d’assurer la sécurité de nos pénitiers? C’est anormal qu’après ce qui s’est passé à Makala et ailleurs, qu’on n’ait pas pris les mesures essentielles pour que cela ne se répète pas« , s’est indigné le député national Grégoire Kiro sur les ondes de Top Congo FM.

Son confrère de l’Intérieur, responsable des forces sécuritaires, est tout autant visé comme responsable. Dans sa motion, le député de l’opposition Fabien Mutomb accuse pas moins le ministre Emmanuel Ramazani d’être à la base de l’insécurité dans notre pays, citant notamment ce qu’il qualifie de mauvaise gestion du conflit Kamwina Nsapu.

Néanmoins, les deux ministres sont des cadres de Majorité Présidentielle, qui détient outre la majorité parlementaire, les clés du pouvoir en République démocratique du Congo. De plus, M. Ramazani a été ajouté à la liste des sanctions de l’Union Européenne contre les autorités congolaises; ce qui rend sa destitution, comme celle du ministre Alexis Thambwe, une des pièces majeures du pouvoir, peu plausibles.

 

3 Commentaires

  1. MINAKU est le pire politicien que notre pays a connu , en son temps il avait sauver le ministre de transport MWANAKONGO par ces genres de manœuvres et voilà encore aujourd’hui ces TINTINS de ministres. Vous avez la majorité parlementaire pourquoi avoir peur des motions de défiances?????

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