Le gouvernement accepte finalement une enquête internationale sur la crise au Kasaï

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« Chaque jour, on s’entre-tue ou on fuit la mort en RDC » (Dans l’un des charniers découverts dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo, des crânes des victimes des récents affrontements entre les forces armées congolaises et les partisans de Kamuina Nsapu. Photo prise le 12 mars). CRÉDITS : REUTERS

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a indiqué mardi attendre d’ici deux jours des engagements de la République démocratique du Congo sur des investigations sur les violences dans la province du Kasaï, brandissant la menace d’une enquête internationale.

« A moins que je reçoive d’ici le 8 juin des réponses appropriées du gouvernement concernant une enquête conjointe, j’insisterai sur la création d’un mécanisme d’enquête international pour le Kasaï« , a déclaré le Haut-Commissaire, Zeid Ra’ad Al Hussein. Zeid Ra’ad Al Hussein.

Le gouvernement a vite réagi. La RDC affirme « rester ouverte » et accepte la collaboration de l’ONU. « Le gouvernement de la RDC n’a rien à cacher. Nous restons ouverts à tout appui logistique et technique et que si l’ONU veut nous envoyer des experts en appui aux enquêteurs congolais pour faire la lumière dans l’assassinat de Sharp et Catalan et d’autres Congolais assassinés par la milice de Kamuina Nasapu, ces équipes sont les bienvenues », affirme Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits humains, cité par Radio Okapi.

Pour Marie-Ange Mushobekwa, la RDC n’est pas opposée à une « collaboration de l’ONU » mais devra garder la direction de l’enquête. « Je souligne que le gouvernement de la RDC va garder la direction de l’enquête », insiste la ministre des Droits humains.

Des enquêteurs du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont annoncé la découverte de 17 nouvelles fosses communes dans cette région fin avril, accusant ouvertement les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’en être responsables.

Pour Lambert Mende, le Porte-parole du gouvernement congolais, cette « publicité » des officiels onusiens est une tentative d’interférer dans l’action de la Justice militaire, qui ne nie pas l’existence de ces fosses communes.

« Plusieurs fosses communes ont été découvertes. Et la Justice militaire a ouvert des actions à ce sujet. A ma connaissance, cette dernière a lancé un appel à tout le monde de pourvoir lui apporter tout élément susceptible d’aider à l’aboutissement de ses enquêtes » explique le porte-parole du gouvernement congolais. Au total 40 fosses communes ont été découvertes dans la région.

Depuis septembre, la région du Kasaï est secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d’une opération militaire après s’être révolté contre les autorités de Kinshasa. Selon l’ONU, ces violences ont fait plus de 400 morts et causé le déplacement de 1,3 million de personnes. Le Conseil de sécurité de l’ONU a affirmé, dans un communiqué publié le 05 mai dernier, que les fosses communes du Kasaï pourraient constituer de crimes de guerre.

11 Commentaires

  1. cet regime de kabila est une regime des criminel il connais bcp de chose consernent cette massacre du kivu au kasai, kabila est sont regime leur place est en prison au CPI, UN REGIME DE HONTE EN AFRIQUE

  2. Ils n’ont même pas résisté 48 h ce gouvernement de pacotille ! Ils ne vont pas s’arrêter de plier jusqu’à leur fuite prochaine. Et on attend toujours la réplique annoncée musclée par rapport aux sanctions européennes.
    Voila un crapaud qui veut se faire plus gros que la vache. Pathétique!

  3. Où est MENDE pour commenté encore sur la façon dont ils ont abdiqués, ce n’est que le commencement. Bientôt on va vous donner aussi 48h pour laissé le pouvoir sinon opération toyebi ndaku.

  4. Nul part au monde, une entité qui fait objet d’un audit peut prévaloir le droit de diriger elle-même l’audit. Même lorsqu’il s’agit dit d’un audit interne dans une organisation, le service ou la direction auditée ne peut jamais diriger l’audit dont il est concerné. Il est inadmissible qu’un État dans lequel les faits qui font objet de l’enquête ont été commis puisse réclamer la direction de cette enquête. Il s’agit simplement d’un refus.

    • Il ne peuvent plus résister, le gouvernement est coincé de tout bord. Eux qui refusaient une enquête indépendante aujourd’hui ils ont peur des sanctions

  5. Qui pourrait prendre ce petit menteur Mende au serieux? Ce fanfaron, jadis perroquet Kagamiste au RCD-Goma comme ses comperes KinKiey Mulumba et Thambwe Mwamba, devra attendre son tour pour un long sejous a la CPI avec son patron-assassin de Kingakati.

  6. Diriger l enquête, une mère qui s ingère dans des choses impensables comme si elle n a pas d’enfants. Nous allons s tous payer nos actes ,le pays de tout le monde ,vous ne voulez pas que les autres vivent,vous les égorger comme des poules. Qui tu par l épée ,meurt par l épée.

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