Le projet de budget 2017 de Bruno Tshibala jugé recevable

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Après plus de 35 questions et 5 heures de débat à l’Assemblée nationale, le projet de budget présenté par le Premier ministre Bruno Tshibala a été déclaré recevable dans l’après-midi en République démocratique du Congo.

Les discussions, notamment les protestations de l’opposition, ont tourné autour de l’augmentation de 68,8 % du budget, jugée »surréaliste ».  La plus virulente attaque est venue du député de l’opposition Gilbert Kiamwama, qui n’a pas hésité d’accuser le Premier ministre de manquer d’éthique et du patriotisme.

«  »Dès lors, tout ce qui se fait dans la sphère politique du pays, actuellement, n’est qu’aveuglement politique et faux semblant. Quels Congolais sommes-nous quand nous prétendons accepter un projet de budget de 7 milliards de dollars américains. A ce propos, je vais tout de suite vous rassurer. L’on peut venir dans cette Assemblée Nationale hors mandat nous présenter un budget de 100 milliards de dollars américains. Vous n’impressionnerez personne car, comme les précédents budgets, nous savons qu’il ne sera pas appliqué« , a-t-il enfoncé.

A lui, comme à plusieurs autres, le chef du gouvernement a indiqué qu’ils n’ont pas tort, mais, que « le pays doit être ambitieux et avoir une grande vision, une grande ambition« . A en croire Bruno Tshibala, le gouvernement travaille sur l’élaboration « des mesures urgentes afin de relancer l’économie nationale. Entre autres, le chef du gouvernement a cité l’élargissement de l’assiette fiscale, la relance de l’agriculture, la sanction et l’amélioration du climat des affaires. « Ces mesures, a-t-il précisé, vont donner un impact positif à l’économie.

La République démocratique du Congo est plongée dans une crise économique depuis l’exercice budgétaire de 2015, qui a vu le pays perdre près de la moitié de sa prévision. Selon la Banque mondiale, la RDC est en pleine crise économique qui risque d’être durable. Dans un rapport présenté le 31 janvier dernier, cette institution de Bretton Woods cite la révision du taux de croissance du pays,  qui est passé entre 2015 et 2016 de 7% à 2,5% en moyenne, comme principal facteur de cette crise.

Malgré cette crise, le Premier ministre Bruno Tshibala table sur une hausse spectaculaire du budget national pour l’exercice en cours. A présent, la commission ECOFIN va procéder à un examen approfondi du budget finalement jugé récévable pas l’Assemblée nationale. D’après Aubin Minaku, président de la chambre basse du parlement, il sera traité endéans sept jours avant d’être envoyé au Sénat pour seconde lecture.

1 COMMENTAIRE

  1. Il se ment lui même votre TSHIBALA c’est vraiment malheureux , quand il était dans l’opposition tout allait mal avec KABILA pour responsable, aujourd’hui il est son chef de gouvernement  » du gouve » comme Alain MPELE Chez JB MPIANA il a découvert la patience et l’enthousiasme . Sérieux !!!!!

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