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L’Eglise Catholique appelle à un nouveau Dialogue!

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Dans un communiqué rendu public jeudi matin, les prélats ont dit prendre note de l’accord politique signé le 18 octobre tout en soulignant que ce compromis ne résolvait pas les différends qui déchirent la classe politique du pays.

Pour la Cenco, il faudra donc que les participants au dialogue précédent retournent sur la table de négociation avec le Rassemblement, la plateforme qui regroupe la grande partie de l’opposition qui n’a pas pris part à ces assises. Si les deux groupes s’accordent sur certains points comme l’impossibilité d’organiser les élections en 2016 et l’acceptation d’une période transitoire, les évêques constatent aussi qu’il reste plusieurs points de divergences. Entre autre la durée de la période transitoire, de l’exercice du pouvoir pendant la transition non prévue par la constitution. Des divergences qui, pour la Cenco, risque de déboucher sur des confrontations violentes et plonger le pays dans le chaos.

En anticipation à un autre dialogue, les prélats exhortent aux parties prenantes d’oeuvrer pour réduire la période transitoire qui ne doit pas dépasser l’année 2017. La Cenco insiste également que la non représentativité de l’actuel président pour un troisième mandat soit clairement statuer dans l’accord.

En outre, les évêques ont ténu à inviter tous les chrétiens du Congo à une prière pour la paix ce 20 novembre 2016 dans toutes les paroisses de ses diocèses.

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12 Commentaires

  1. L’unique et vrai problème avec la Cenco :

    Les évêques peuvent-ils se mettre humblement à discuter à égalité avec les autres compatriotes apportant arguments contre arguments ? Ou sont-ils par principe au-dessus des autres Congolais grâce à une connaissance privée et souveraine qui n’appellerait aucune contradiction ?

    Pourquoi n’ont-ils pas eu l’humilité de discuter avec les compatriotes réunis au Dialogue ? Avoir accepté d’y participer depuis le Comité préparatoire et se retirer tout en disant ne pas le faire, voilà qui démontre que les évêques n’ont pas plus d’assurance en eux-mêmes que personne d’autre.

    N’est-il pas trop facile de proposer, par exemple, que les élections se tiennent en 2017, sans argumenter et sans montrer que les experts de la Ceni ou de l’OIF ont tort ?

    La parole des évêques n’est-elle pas en train de se démonétiser à force de multiplier des prétentions irrationnelles ?

    • Avez-vous lu in extenso les résolutions et propositions faites par la Cenco avant son retrait du « pseudo » Dialogue? Il est important que vous mettiez à l’esprit que ce prétendu dialogue s’est fait sans les leaders de haute facture de lopposition, de la socièté civile, etc… Sans même les vrais prisonniers politiques. Quel dommage! Monsieur Kamerhe a représente l’oposition, semble-t-il. Faut noter qu’il ne représente même pas une goutte d’eau de l’opposition. C’est un gros malaise, Mon cher Olivier. Un simulacre.

      • Malaise ou simulacre, le débat commence justement là. Les propositions de la Cenco (que j’ai lues et mieux encore) sont des propositions de la Cenco. Une autre organisation a le droit d’en avoir ou de ne pas en avoir. Et s’engager dans le dialogue ou le débat suppose, au mieux, cette différence de points de vue. Sauf à se croire l’incarnation de la vérité, ce qui est justement indéfendable et ouvre la porte à l’intolérance et à des prétentions irréfléchies, c’est-à-dire peu démocratiques.
        La question : pourquoi la Cenco n’a-t-elle pas réussi à convaincre le Rassemblement à participer au dialogue ? La Cenco parviendra-t-elle à convaincre Kabila et Kamhere à participer à un autre dialogue ? Parce qu’elle est la Cenco ?
        Et comment la Cenco arrêtera-t-elle le temps ? A coup de déclarations de bonne foi ?

        • La CENCO !!!
          Ce qui est vrai, c’est que la CENCO n’est plus neutre (L’Eglise au milieu du village ???) ; elle pouvait jouer un grand rôle dans le dialogue inter congolais et même en être le facilitateur, plutôt que d’aller chercher des étrangers… Mais maintenant qu’est-ce que nous constatons ? Le Rassemblement est en train de remuer ciel et terre pour qu’un autre dialogue se tienne rapidement. Que le Rassemblement assume sa faute car s’il était dans le dialogue, les choses ne se seront pas passé comme elles sont maintenant.
          En politique comme en guerre, il ne faut JAMAIS refuser des pourparlers.

  2. Olivier Badibanga, tu attaques la cenco? C’est mal réfléchi. La Cenco ne fait que parler pour le peuple, ce peuple congolais qui n’a pas de représentants, le parlement n’étant qu’une formalité. les opposants de ce dialogue de la cité de l’OUA sont venus chercher l’argent raison pour laquelle ils sortent de là avec l’obtention de la primat ure. élections ou pas au moins ils ont réussi les ministères. Le probleme du Congolais maintenant : élections que le Président qui sera élu soit encore de MP ou l’autre camp peu importe D’abord élections: c’est la voix du peuple . Ce n’est pas le partage de ce pouvoir que détient la MP qui expire le 19 déc 2016. Kamerhé et les parlementaires sont à la recherche d’argent, et la seule façon de la faire, soutenir la médiocrité. Thomas Lwaka en est un modèle, aujourd’hui, il a l’argent.
    En plus Kabila n y est pou rien .Lui ne parle même pas, il est conscient, il n’ est pas arrogant comme certains ministres. Ses mains restent tendues, donc il ne peut pas refuser un nouveau dialogue si c’est pour le bien de congolais. Mais vous l’entourage qui ne voulez pas l’aider…

    • « La voix du peuple ». Elle est multivoque, plurielle. C’est la prétention à la réduire dans un seul son qui empêche toute démocratie.

      Et pourquoi la parole de la Cenco exclurait-elle toute contradiction (attaque) ? Voilà tout le problème que je pose. La Conférence épiscopale est appelée à la modestie. C’est tout.

      Les évêques de France ont publié un document important le 14 octobre 2016 :  » Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». Le texte est sur internet.
      Ces évêques, au moins, sont humbles. Voici, par exemple, ce qu’ils écrivent au numéro 8, concernant la crise de la parole :

      « Comment tenir une parole prophétique qui ne soit pas que du lobbying ou une opposition véhémente et stérile ? La parole échangée, les espaces de dialogue à privilégier, s’ils sont plus que jamais nécessaires et urgents, supposent infiniment de doigté, de souplesse, d’adaptabilité alors même que la tentation est celle du passage en force et du repli sur ses positions. »

      Comme s’ils s’adressaient à la Cenco (Vous auriez dit s’attaquer) !

      • Cher Badibanga, le titre de l’article que nous commentons est trompeur. Les évêques n’ont jamais demandé un second dialogue, en revanche ils ont exhorté la classe politique participant au dialogue d’ouvrir une brèche afin que l’opposition du Rassemblement et autres rejoignent le dialogue. Enfin, Mon Cher Badibanga le nœud de cet évènement politique repose essentiellement sur la non-tenue des élections présidentielles. Sans quoi, on se préoccuperait des élections. Les esprits ne se chaufferaient pas du tout. Hélas, chez nous le dialogue n’est en réalité une pure distraction. A titre de rappel, les résolutions prises aux concertations nationales d’avant ont-elles été observées? Absolument pas? Pourquoi? Les dialogues (Sun City, etc..) d’avant ont-elles abouti à un résultat salvique pour Notre mère-patrie, le Congo? Non! Non! Enfin, je suis persuadé que le leadership de l’Eglise Catholique du Congo-Kinshasa est de loin supérieur à celui de la France. CE n’est pas à cause de sous-dévelloppement que la parole de l’Eglise Catholique du Congo représentée par la Cenco est moindre. Cela serait un complexe. S’agissant des propositions, la Cenco a fait des belles propositions, loin de moi l’idée de fanatisme. En France, les philosophes et intellectuels s’expriment dés que ça va mal mais pas chez nous. Eric Zemmour, Michel Houellebeq, Finkielkraut, Onfray, Ormesson sont des voix qui Ont un poids chez vous en France. Par contre, chez nous au pays les évêques jouent ce rôle prophétique en tant que pasteurs.

        • Vous avez sans doute des raisons pour croire que les évêques de la RDC, dans l’ensemble, sont plus compétents que leurs confrères français et plus intelligents et plus courageux que les autres intellectuels congolais. Mais en France comme en RDC, beaucoup pourraient ne pas partager vos « raisons ».

          Ainsi veut la démocratie : reconnaître le droit d’avoir des raisons, de les brandir, de les défendre mais aussi, en même temps, d’accepter que d’autres tiennent autant à leurs « raisons » propres.

          La démocratie impose donc de chercher à vivre ensemble en acceptant d’être différents, avec des raisons même divergentes. Le vivre ensemble peut se passer dans le conflit, mais aussi dans la paix, dans l’accord minimum sur les arguments les meilleurs…

          Avec leurs raisons, les évêques de la RDC ne peuvent rien contre les raisons des autres qui ne les suivent pas. Les évêques ne peuvent rien imposer. Par exemple : Les évêques catholiques ne parviennent pas à convaincre les autres chefs des confessions religieuses. Personne ne peut se croire emprisonner la vérité ni la détenir avant de l’avoir cherchée dans le dialogue, la contradiction.

          Vous pensez dénier aux autres l’intelligence voire l’amour du Congo. Mais comment pensez-vous qu’ils vont se soumettre ? Accepter le débat, c’est l’exercice difficile à apprendre. La Cenco n’y arrive pas.
          Et on tournera en rond tant qu’on ne s’y fera pas.

          Vous pensez bien que les multiples dialogues n’ont rien donné dans l’histoire de notre pays. Les guerres, les rébellions, moins encore. Et alors ?

          •  » démocracie est définie comme étant le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple », telle est la fameuse formule énoncée par A. Lincoln. Mon Cher Badibanga, ne pas être d’accord avec les évêques est une chose mais ne pas apprécier leur démarche en est une autre. Au départ, tu pensais que les prélats catholiques du Congo manquaient d »humilité », par la suite tu parles de démocracie… Le chef de l’état, sachant que les élections n’auraient pas lieu en Décembre jugea bon de convoquer un dialogue. Il en a le droit. Mais, on est en droit de se poser une question: Qu’y a-t-Il pour que l’on puisse parler du dialogue? Existe-t-Il une crise sociale? Pas du tout! Une crise politique? Bien entendu! Selon la Constitution émanant du président sortant mais encore en exercice, le mandat du président est une fois renouvelable. Selon la Ceni, organe technique habilité à organiser les élections déplore un ou plutôt des problèmes techniques. A qui la faute? Où sont les fautifs? Ont-ils été traduit en justice? Non! Le dialogue a quand même lieu mais Il y a des anomalies: Où est la classe politique (majorité et opposition toute tendance confondue, sociétè civile, confession religieuse, la communauté internationale, etc…) En passant, la Cenco est une entité indépendante. Faut pas confondre les confessions religieuses à la Cenco. La Cenco est la conférence nationale des évéques tandis que les confessions religieuses représentent les églises catholique, protestantes et indépendantes ou évangéliques, les kimbanguistes et les musulmans. Faut pas confondre. Le vivre-ensemble dont tu parles est une idéologie libérale de la gauche en riposte contre les détracteurs de l’immigration et l’infiltration des terroristes … En un mot, ce pseudo dialogue est un simulacre, un fiasco destiné à partager le pouvoir. En réalité, Kamerhe a mis à nu sa filiation politique. Un vrai-faux opposant.

  3. Mr Olivier Badibanga , un proverbe dit : celui qui garde la loi, aura des cheveux blancs c’est-à-dire qui craint la loi , vivra longtemps. Donne conseil aux dirigeants de MP de respecter la constitution . Kabila est président depuis 2001 : 16 ans c’est déjà trop pourquoi encore 2 ans ? Raoul Follereau a dit : personne n’a le droit d’être heureux tout seul dans ce monde .
    Mr Badibanga , on nous a fait rater les élections à la période constitutionnelle par la mauvaise fois et non par manque de moyens
    Proverbes : -le rat dit :je creuse un trou et je n’ai pas de hache,
    -le serpent dit : je grimpe sur un arbre et je n’ai pas de bras .
    C’est-à-dire un gouvernement responsable , il doit savoir se débrouiller .
    -l’enfant qui a perdu sa mère ,suce le lait de sa grand-mère.
    C’est-à-dire dans des circonstances extraordinaires ,on emploie des moyens
    Extraordinaires.
    Cette crise serait évité .
    Mon Frère Badibanga , la poule crie, c’est qu’on la porte mal c’est-à-dire , on se plaint de vous, c’est que vous avez mal fait car on peut défricher en secret, le bruit de la hache vous trahira.

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