Depuis ce matin, le candidat président de la coalition Cap pour le changement, Félix Tshisekedi et le gouverneur de la province du Kasaï oriental Ngoyi Kasanji s’accusent mutuellement sur Twitter, au sujet de l’interpellation à Mbuji-Mayi d’un groupe de militaires, après le passage de Félix Tshisekedi et Vitale Kamerhe dans cette ville dans le cadre de la campagne électorale.

Ces militaires, que j’ai patriotiquement salué à mon départ, après le séjour à Mbuji-Mayi pour ma campagne électorale, croupissent en prison en ce moment, sur ordre du petit «Hitler» du Kasai-Oriental. Leur crime ? Tentative de putsch. Allez-y comprendre!“, a dénoncé Félix Tshisekedi sur compte Twitter, sans citer expressément le gouverneur Ngoy Kasanji.

Sur le coup, le gouverneur Ngoyi n’a pas traîné pour répondre. “Mr Tshilombo a remis 1500$ aux militaires commis à la sécurisation de ses arrivées et séjour. Le partage de cet argent a créé des troubles au sein de cette troupe. Ces derniers ont été déférés devant leur juge naturel, par leur chef, pour violation des consignes et concussion“, a-t-il expliqué.

La mission de ces militaires a été bel et bien prise en charge financière par l’autorité compétente. Ils n’avaient donc pas droit de percevoir un quelconque présent. C’est dela corruption. Ridicule que tu voie mon ombre partout. L’armée a ses règles. Bon à savoir Mr @fatshi13“, a ajouté le Gouverneur Ngoyi.

Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe devaient fouler le sol de Mbuji-Mayi le 13 décembre pour y tenir un meeting populaire. Les policiers ont tôt le matin barricadé les principaux artères de la capital du diamant, sous l'”ordre du gouverneur Ngoy Kasanji”, selon CACH pour empêcher son meeting. Après des heurts entre militants de l’UDPS et forces de l’ordre, entraînant un mort et plusieurs blessés et interpellés, Ngoy Kasanji apparaîtra dans le médias et sur twitter notamment, pour demander aux militants de l’UDPS et de l’UNC d’aller accueillir leurs leaders dans le calme.

Les barrières disparaîtront. Félix Tshisekedi saluera la bravoure des militants sans qui le meeting n’aurait pas eu lieu. Les forces de l’ordre sont dans la foulée saluées par Ngoy Kasanji et Félix Tshisekedi pour la discipline observée durant le passage de ces opposants. À ce jour, ils seraient à la barre selon le gouverneur ou en prison selon Félix Tshisekedi pour ce meeting du 13 septembre.