A Kinshasa, Bruno Tshibala a lancé un congrès extraordinaire pour trouver un successeur à Étienne Tshisekedi, leader de ce parti traditionnel de l’opposition, décédé en février dernier à Bruxelles. Et alors l’autre camp, celui dirigé par le Secrétaire général Jean-Marc Kabund, confirme l’auto-exclusion du Premier ministre congolais, ce dernier rappelle que le parti n’est pas un royaume.

Vous parlez du fils du président. Ça, c’est dans quel système ? Un système coutumier, pas la démocratie. Dans la démocratie et c’est nos statuts qui le disent. Le successeur ne peut pas être d’office le fils du président“, dit-il dans une intervention sur Radio France Internationale (RFI).

Je vous informe, je vous dis que pour les militants du parti, le vrai combattant, le successeur du président Tshisekedi sera décidé au congrès que nous allons tenir“, ajoute-t-il, toute en conviant Félix Tshisekedi et “bien d’autre sont invités” à prendre part à son congrès.

Ce congrès qui n’est pas le congrès d’une tendance, qui est le congrès d’unification, de revitalisation, de refondation. Je n’ai jamais été un traître, j’ai fait 36 ans de combat” explique-t-il.