Le MLC, mouvement de libération du Congo, a, à l’occasion de ses 21 ans d’existence, organisé un meeting populaire à Kisangani,ville considérée comme le berceau qui a vu naître ce parti. Dans le gros, il s’agissait pour le MLC de retracer ses moments pieux dans son combat politique, deux décennies après.

Accompagné des plusieurs personnalités de la coalition Lamuka représentée sous différents partis politiques membres de cette plateforme politique notamment l’Ecidé de Martin Fayulu, Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi, le MLC a réussi son anniversaire festoyé avec faste et cris de liesses à la grande poste de Kisangani.

Les dits

Pendant plus près d’une heure, Jean-Pierre Bemba, autorité morale du MLC, est revenu historiquement sur les objectifs du combat politique de son parti dès sa création (1998) en tant que mouvement Politico-militaire avant d’insinuer en brefs mots sur la situation politique en RDC, qui selon lui, ne présente aucune avancée significative.

Pour Jean-Pierre Bemba, le MLC fut créé pour libérer le Congo des maints maux de la gouvernance, de la sécurité et d’autres piliers pour restaurer la paix et la démocratie.

En 98, avec certains des vos frères ici, nous avons quitter Kisangani pour Buta au Bas-Uelé en direction de Bumba,lisala pour libérer le grand équateur. En 2001, nous sommes passés en Ituri pour pacifier cette région qui croupissait dans des massacres et nous sommes allés, passant par Kanyabayonga à Beni au Nord-Kivu pour s’attaquer contre les ADF qui existaient déjà.” Et d’ajouter: “Notre soucis était d’instaurer la paix, la démocratie et la bonne gouvernance sur l’ensemble du pays.”

Dans la foulée, le président du mouvement pour la libération du Congo a cependant revenu sur plusieurs autres aspects entre autres la formation du 1+4 dont il fut vice-président, des élections qui ont vécue la république où la volonté du peuple n’est pas exprimée selon lui avant d’appeler la population à s’approprier les marches Pacifiques qu’organisent le CLC en date du 19 octobre pour dénoncer toutes formes d’impunité et de la corruption.

Les non-dits

Comme pas possible, l’opinion s’y attendait, oui , pour savoir des nouvelles définitions politiques objectivement relancées par Jean-Pierre Bemba en tant qu’autorité morale en exercice de la plateforme oppositionelle au régime en place.

Tacitement, Bemba n’a rien dit au peuple boyomais qui lui appelait lors du meeting “frère de Martin Fayulu” président dit élu et qui s’empare encore et toujours la vérité des urnes, la quelle Lamuka s’éloigne peu à peu, ne semblant pas fixer en clair sa politique.

La guerre de six jours, un autre non-dit

19 ans après la guerre de six jours, le patron du MLC est revenu à Kisangani mais sans un message particulier aux victimes de cette guerre qui a dévasté défectueusement en 2000 la bonne partie de la ville des martyrs. Pendant cette guerre qui deux forces étrangères s’attaquaient, le MLC y avait participé sous le financement de l’Ouganda avant de passer en 2003 à la casquette d’un parti politique.

Une guerre qui a causé plus de milles morts et des obus lancés et où des victimes n’ont jamais été rétablies dans leurs droits comme le souhaite depuis lors la cour pénale de justice.

À Kisangani , avant l’arrivée de Jean-Pierre Bemba, des langues s’offusquaient à son meeting et de ne pas lui réserver un accueil délirant suite à ces mémoires pieuses qui sont inébranlables dans le chef de boyomais.

Créé en 1998 en tant que mouvement Politico-militaire, le MLC est devenu parti politique en 2003 après les accords pour sa participation à la gestion de la transition d’où dans le 1+4.

Ce mouvement pour la libération du Congo a déjà connu trois secrétaires généraux notamment François Tshitshimbi, le tout premier suivi de Thomas Luhaka et à nos jours, la dame de fer Eve Bazaiba.

Serge Sindani | POLITICO.CD

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