Après son arrivée dans la capitale congolaise jeudi 05 septembre, le président nigérien et troisième vice-président de l’Union africaine Mahamadou Issouf a rencontré son homologue congolais Félix Tshisekedi, deuxième vice-président de l’UA, au palais de la nation ce vendredi 06 septembre 2019.

Au terme d’un tête-à-tête de près d’une demi-heure, Mahamadou Issoufou a fait savoir à la presse que sa présence à Kinshasa pour participer à la cinquième édition du forum économique Makutano, s’inscrit aussi dans la poursuite de sa tâche de travailler à l’effectivité de la Zone de libre-échange et circulation continentale de l’Afrique. Ainsi, il est venu solliciter le soutien de la RDC.

J’ai besoin du soutien de la RDC pour la réussite de ce grand projet de mise en place d’un marché africain unique de 1,2 milliards de consommateurs. On a besoin du Congo parce que le Congo c’est quand-même un des géants avec sa grande superficie, sa population nombreuse, ses ressources naturelles. Nous avons besoin du Congo pour faire avancer l’ensemble du continent“, a déclaré le troisième vice-président de l’UA.

Son homologue congolais Félix Tshisekedi lui a garanti ce soutien sollicité. “Vous savez que c’est lui qui porte cette attente de l’Afrique sur la Zone de libre échange. C’est lui notre ambassadeur dans ce domaine et sa présence ici marque son intérêt sur l’intégration de l’Afrique avec la chute de toutes ses barrières douanières pour que l’Afrique deviennent un grand marché unique dans lequel nos populations vont échanger, circuler librement et apporter une valeur ajoutée à l’économie“, a-t-il déclaré.

L’effectivité de la Zone de libre-échange continentale, ZLEC, dépend aussi de la construction d’un pont entre Kinshasa et Brazzaville pour relier le nord au sud, l’est à l’ouest. Félix Tshisekedi a opposé son véto au lancement des travaux de construction de ce pont par la Banque africaine de de développement BAD projetés en 2020. pour lui, la construction de ce pont doit-être précédée par celle du port en eau profonde de Banana pour permettre à la RDC d’être compétitive sur le marché unique d’Afrique.

Une question qui a peut-être été abordée en tête-à-tête sans que les convergences ou les divergences qui ont prévalue au cours de l’échange des deux présidents soient révélées à la presse.

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