De tous les gouvernements qui se sont succédé en RDC, partant de Gizenga à Tshibala, la femme a été sous représentée, dénonce ACIDH ( Action Contre l’impunité pour les Droits Humains). Pour cette organisation, le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba doit changer la donne, par la représentativité paritaire au sein de son équipe.

« Le gouvernement Ilunkamba doit faire la différence d’avec les gouvernements passés. L’ACIDH invite le premier ministre à former un gouvernement 50-50 » peut-on lire dans le communiqué de cette organisation de défense et de promotion des droits humains.

L’ACIDH rappelle que par la ratification des instruments juridiques protecteurs de la femme et à travers sa constitution et la loi sur la parité, la RDC s’est engagée entre autres à « protéger la femme contre la discrimination dans la vie politique ainsi qu’à préserver son droit à une représentation équitable dans toutes les fonctions nominatives au sein des institutions

A en croire le communiqué parvenu à politico.cd, au cours de deux premières législatures de la troisième république, les femmes ont été manifestement exclues de la sphère de prise de décision, mais également sous-estimées dans la gestion de la chose publique. Cette ONGD note cependant que « la RDC possède
de femmes compétentes, capables de gérer les portefeuilles stratégiques du gouvernement .»

Les fonctions ministérielles étant nominatives, l’ACIDH estime que, contrairement à ses
devanciers, l’actuel premier Ministre devrait former une équipe qui démontre l’attachement de
la République aux instruments protecteurs des droits de la femme et qui traduit son engagement
ferme à les respecter et à les faire respecter.

L’Action Contre l’impunité pour les Droits Humains souhaite que la composition du gouvernement actionne le
processus de mise en œuvre effective du processus: « Planète 50-50 d’ici 2030: franchissons
le pas pour l’égalité des sexes .»

L’organisation condamne toute manœuvre visant à une faible représentation de la femme au gouvernement. Elle prie par ailleurs au Président de la République de veiller au respect de la constitution et aux
autres instruments pertinents aussi bien de portée internationale que nationale dans l’application de la parité homme-femme.

✍ Junior Ngandu | Politico.cd◼