Vue aérienne du centre de traitement d'Ebola de l'ONG ALIMA situé à l'hôpital général de référence de Beni

Spécialisée dans la localisation des conflits à travers le monde, l’organisation non gouvernementale ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project) a sorti son rapport sur les conflits en République Démocratique du Congo de janvier à juillet 2019.

L’épidémie d’Ebola en RDC s’étend sur deux des provinces les plus violentes du pays, le Nord-Kivu et l’Ituri, ce qui en fait la première épidémie au monde à se produire dans une zone de conflit actif, aggravant les effets de l’insécurité globale, la riposte en matière de santé publique est de plus en plus attaquée note ACLED.

L’ONG indique avoir enregistré plus de 40 incidents violents impliquant des travailleurs de la santé et des travailleurs humanitaires dans le Nord-Kivu et en Ituri depuis début 2019.

“De nombreux événements sont signalés dans les régions de Beni et Butembo, dans le Nord-Kivu, qui sont l’épicentre de l’épidémie d’Ebola” écrit l’organisation, précisant que la région de Beni continue de faire face à un conflit plus vaste, avec plus de 80 incidents de violence politique depuis janvier 2019, qui ont fait plus de 140 morts.

“Les groupes armés non identifiés ou anonymes sont responsables de plus de la moitié de toutes les attaques contre des travailleurs de la santé et des travailleurs humanitaires au Nord-Kivu et en Ituri”.

L’ACLED a également enregistré huit (8) événements au cours desquels des foules violentes ont visé des établissements de santé liés à Ebola depuis janvier 2019.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD