Le professeur Jacques Djoli en séjour dans la ville de Kisangani a tenu ce mercredi 10 juillet une conférence sur l’État de lieu de la situation politique de l’heure à république démocratique du Congo , 59 ans après son acquisition de la souveraineté nationale.

Pour cet ancien vice-président de la ceni , l’Afrique a acquis une tradition politique selon la quelle on ne peut organiser les élections pour enfin les perdre.
Et à ce moment là la dictature prospère sous l’apathie des peuples qui ne peuvent réclamer la vérité des urnes.

“L’ indépendance c’est aussi le refus de l’affermissement de la pensée. Les élections sont un levier fondamental des sociétés. L’église, le peuple conteste les résultats et la crise reste permanente. Le problème d’accaparement du pouvoir est une tradition africaine. On ne peut organiser les élections pour enfin les perdre en Afrique soit deux coqs ne chantent pas sur un même bois. parler de la vérité des urnes est un péché en Afrique alors que c’est cela quintessence même des élections. En RDC , Un présidentialisme abasourdi de Joseph Kabila nous a mis en place un présidentialisme ambigu qui ne sait se retrouver dans cette théorie de la coalition.” a souligné dans son exposé aux étudiants de l’Université de Kisangani.

Jacques Djoli pense en outre que la sève qui vivifie nos systèmes politiques , est une sève autoritaire et ça se lut en travers la ceni qui est calibrée pour produire la reconduction des mêmes systèmes , chose qui s’observe également à la cour constitutionnelle.

Et de conclure que la démocratie doit être intériorisée. “Il faut le réenchantement de la souveraineté. Revitaliser la démocratie en adoptant des valeurs démocratiques. Et les peuples doivent s’approprier des textes constitutionnels car le droit n’existe pas parce-que c’est écrit dans le texte plutôt lorsqu’on s’en assume.”

Notons que c’est l’amphithéâtre de l’Université de Kisangani qui a accueilli ces cadres d’échanges.

Un jeu des questions-réponses a clos ceux-ci sous la satisfaction des uns et de l’amendement des autres.

Serge Sindani | POLITICO.CD

2 comments

  1. Mr Ndjoli, vous étiez membre du bureau de la Ceni en 2011 lorsque Etienne Tshisekedi réclamait la vérité des urnes. Alors veuillez nous dire quelque chose à ce sujet, s’il vous plait !

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