Selon les dernières données statistiques du département d’État américain relayées par la presse de ce pays et consultées par POLITICO.CD, le nombre de réfugiés de la République démocratique du Congo qui sont arrivés aux États-Unis était plus nombreux que ceux provenant de la Syrie au cours de l’année écoulée.

Les demandeurs d’asile originaires de ce pays d’Afrique centrale, ravagé par la violence et les troubles politiques de ces dernières années, doivent être soumis à un processus de contrôle rigoureux avant de pouvoir entrer aux États-Unis.

Ces contrôles sont d’ordre administratif et sanitaire, suite à la dégradation de la situation sécuritaire à l’est de la République Démocratique du Congo avec les dernières revendications d’attaques perpétrées par la rébellion islamiste des Forces Démocratiques Alliées, ADF, par les sites de propagande de l’Etat Islamique et la recrudescence de la dixième épidémie d’Ebola, qui a fait plus de 1000 morts en onze mois.

Les États-Unis ont admis plus de 16 000 réfugiés congolais au cours de l’exercice 2016 qui s’est terminé en septembre rapportent les sources du département d’État américain.

À la suite de la dégradation des conditions de vie en République démocratique du Congo, conséquence de plus de deux décennies de crises sécuritaires, les ressortissants de la République Démocratique du Congo réfugiés dans les pays limitrophes, surtout dans la zone orientale du pays, figurent en premier sur les statistiques de demandeurs d’asile dans les ambassades américaines.

Confrontés aux conditions précaires de la vie dans les camps de réfugiés établis par ces pays hôtes, ces congolais optent pour une vie d’asile aux États-Unis, où les conditions de vie de réfugiés sont de plus en plus meilleures que dans les pays africains.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD