Le gouverneur de la province de l’Ituri a confirmé a POLITICO.CD que le premier cas de la maladie à virus Ebola détecté dans la capitale provinciale de l’Ituri est un cas importé de la ville de Butembo au Nord-Kivu.

“C’est un cas Ebola venu de Butembo. La femme dont le mari était décédé d’Ebola à Butembo et comme au Nord-Kivu, lea gens pensent que l’épidémie d’Ebola est une affaire politique, la dame a cru à cette intoxication et elle avec sa famille a cru avoir été empoisonné. Elle a quitté le Nord-Kivu pour venir se faire soigner dans une structuration médicale traditionnelle à Bunia” explique cette autorité administrative.

Deux centres de santé traditionnelle et moderne ont soignée la victime

“Aussitôt qu’elle est arrivée, elle a passé deux jours dans ce centre de traitement traditionnel. Face à son état de santé détérioré, elle a été transférée dans un centre de santé moderne où elle est décédée” raconte Pacifique Keta, ajoutant que dans fuite, la femme était accompagnée de membres de sa famille, aussi intoxiqués sur la problématique Ebola.

Tentative de disculpation de la dépouille de la victime

Des informations parvenues à POLITICO.CD renseignent qu’après la mort de la femme, sa famille a tenté de disculper sa dépouille dans un véhicule pour aller faire un enterrement non sécurisé à Butembo, à plus de 250 kilomètres de Bunia.

“Saisis, nous avons demandé à nos services de contrôler tout mouvement se dirigeant vers le Nord-Kivu. C’est ainsi que nos services ont intercepté les membres de la famille et le corps au niveau de la localité de Komanda. Après les prélèvements, le test s’est révélé positif et l’équipe chargée des enterrements dignes et sécurisés à Komanda a enterré la femme” détaille le gouverneur de la province de l’Ituri dans un entretien téléphonique avec POLITICO.CD.

 

Six personnes qui accompagnaient le corps de la victime qui avaient pris fuite ont été appréhendé ce matin par la section de la protection civile de la police, dont les membres sont vaccinés, qui les ont escortés jusqu’à Bunia afin qu’ils aident à identifier les personnes contact et tout les itinéraires qu’ils ont empruntés poursuit la source de POLITICO.CD.

Les activités de riposte lancées dans la ville de Bunia

“Nous avons lancé aujourd’hui les actions de décontamination de la structure médicale traditionnelle et du centre de santé où la femme avait été soignée. Une équipe de vaccination se prépare à lancer la vaccination de membres du personnel soignant et de personnes contacts retrouvées dans ces deux structures de soins santé” déclare Pacifique Keta.

Fiston Mahamba (@FMLarousse)