Photo @PierreBoisselet/ JA

Joseph Malanji, ministre des affaires étrangères de la Zambie et chef de mission d’observation électorale de la Communauté des Etats d’Afrique Australe (SADC) a présenté hier à Kinshasa le rapport partiel de sa délégation après des élections tendues le 30 décembre dernier en République démocratique du Congo.

En tant que déclaration préliminaire et compte tenu de l’éventail des défis par ces élections, la SEOM a observé que les élections présidentielle, législatives nationale et provinciale de 2018 ont été relativement bien gérées et que le processus électoral s’est relativement bien déroulé, permettant à la majorité de la population de la RDC d’exercer son droit de vote”, a affirmé M.  Malanji devant la presse à Kinshasa.

Détail clé, la mission de la SADC note le temps moyen de vote autour de 3 à 5 minutes, dépassant largement les estimations fournies par la CENI.  “En moyenne, les électeurs ont mis 3 à 5 minutes pour voter en utilisant la machine à voter. Au besoin, les électeurs étaient assistés par des agents de partis et par le personnel électoral”, note M. Malanji.

En novembre, la CENI affirmait qu’une minute suffisait à chaque électeur pour voter, mais sans en apporter la preuve. Or, une source interrogée par POLITICO.CD faisait savoir que ces chiffres étaient faux. « En réalité, il faut une moyenne de trois minutes et vingt secondes pour que chaque électeur vote », rapporte-t-elle sous le sceau de l’anonymat.

Avec 3 minutes pour chaque vote et un scrutin qui a débuté tardivement dans plusieurs bureaux du pays, le taux de participation risque d’en payer les frais. Pourtant, plusieurs procès-verbaux parvenus à POLITICO.CD font état d’une grande participation dans des zones où le pouvoir l’emporterait.